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Publié par Bob Woodward

La punk de Daech est-elle morte ?

Sally Jones, 50 ans, et son fils de 12 ans, Jojo, auraient été ciblés par un raid américain en juin. Mais il est impossible de prouver leur mort.

Les médias britanniques la surnomment la "veuve blanche". Sally Jones a rejoint les rangs du groupe terroriste Etat islamique en 2013, avec son fils Jojo, aujourd'hui âgé de 12 ans. Selon le journal The Sun, qui cite les services secrets américains ainsi qu'une source officielle britannique, elle aurait été tuée en juin dernier, lors d'un raid aérien des États-Unis, près de la frontière entre la Syrie et l'Irak.  

Son fils aurait péri à ses côtés, selon la source américaine. Le nom de la quinquagénaire britannique figurait sur la cible des listes dressées par Washington, ainsi que sur la liste des personnes sanctionnées par les Nations Unies. Mais en l'absence de preuve ADN, il est difficile de prouver sa mort: il est arrivé à plusieurs reprises que des djihadistes dont le décès avait été annoncé, reviennent finalement à la vie, se manifestant notamment sur les réseaux sociaux. 

Il y a quatre ans, cette mère de famille britannique célibataire de 50 ans avait quitté son domicile de Chatham dans le Kent, pour rejoindre la Syrie, avec son cadet alors âgé de 8 ans, laissant sur place son aîné. Sur place, cette convertie à l'islam, ancienne chanteuse dans un groupe de musique punk, avait épousé un djihadiste de 21 ans, Junaid Hussain, rencontré via internet. Il est décédé lors d'une frappe militaire en 2015.  

La punk de Daech est-elle morte ?

Sally Jones s'est également illustrée en devenant recruteuse d'épouses britanniques pour les combattants du groupe terroriste.  En 2016, rappelle The Sun, la mère de famille avait appelé des femmes du Royaume-Uni à commettre des attentats pendant le ramadan. Son fils a, lui, été reconnu par ses grands-parents, tenant une arme à feu, sur une vidéo d'exécution de Daech.  Adepte de Twitter, réseau social sur lequel elle possédait une vingtaine de comptes différents, l'ancienne musicienne posait régulièrement en niqab, kalachnikov à la main et multipliait les messages de propagande. 

"Vous les chrétiens, vous avez tous besoin d'être décapités avec un joli couteau émoussé (...). Venez ici, je le ferai pour vous", avait-t-elle notamment menacé. Mais depuis plusieurs mois, la quinquagénaire n'a plus donné signe de vie sur internet. Selon The Sun, si la mort de Sally Jones est avérée, elle serait la première femme à avoir été spécifiquement visée par des tirs de drones. Maj Gen Chip Chapman, l'ancien chef du contre-terrorisme britannique a confirmé auprès de l'agence de presse américaine AP que la mère de famille était une cible "significative", en raison de son mariage avec le djihadiste Junaid Hussain et de son rôle de recruteuse.  

Concernant la probable mort du fils de Sally Jones, Jojo, il ajoute: "C'est compliqué, car si l'on en croit la charte des Nations-Unies, il se trouvait en dessous de l'âge minimum pour être considéré comme un soldat." "Même s'il a fait de très mauvaises choses, il n'aurait pas dû être visé. Mais nous ne savons pas avec certitude s'il était avec elle (sa mère) ou non", insiste le spécialiste en terrorisme. 

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