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Publié par Bob Woodward

Mossoul sera-t-elle libérée ?
Mossoul pourrait être totalement libéré du contrôle de l’Etat islamique (EI) «dans trois semaines maximum». C’est en tout cas l’avis du chef d’état-major irakien, le général Othman al-Ghanmi, martelé dimanche dans une interview à un quotidien local. La bataille lancée au mois d’octobre pour déloger les jihadistes de la deuxième ville d’Irak, dont ils s’étaient emparés en juin 2014, toucherait-elle à sa fin ?
 
Les combattants de l’Etat islamique ont en effet perdu la majeure partie de la grande ville du Nord depuis le début de l’offensive des forces irakiennes. Ils sont désormais encerclés dans le nord-ouest de Mossoul, une zone qui englobe son centre historique densément peuplé. Il ne resterait plus que 200 à 300 combattants de l’EI dans Mossoul, essentiellement des étrangers, selon les forces irakiennes, contre près de 6 000 jihadistes en octobre. Près de 850 d’entre eux auraient été tués, essentiellement par des drones, depuis le mois de février, date du début de l’opération pour la libération des quartiers situés sur la rive droite du Tigre. La rive gauche avait, elle, été reprise fin 2016 par les forces et milices irakiennes, appuyées par l’aviation de la coalition internationale, au terme de trois mois de combats acharnés.
 
Retranchés parmi les civils, les derniers jihadistes restent cependant capables de mener des attaques-suicides meurtrières contre plus de 100 000 combattants, soldats et groupes paramilitaires mobilisés. Ainsi, 18 policiers et leur commandant de brigade ont été tués vendredi dans des attaques contre leurs positions, proches de la vieille ville. Et un soldat américain est mort le lendemain dans l’explosion d’un engin artisanal en bordure de Mossoul.
 
Selon les Nations unies, près d’un demi-million de personnes seraient toujours bloqués dans Mossoul, dont 400 000 dans la seule vieille ville, où elles sont en grande partie privées de nourriture, d’accès à l’eau et aux médicaments. Les sources irakiennes affirment de leur côté avoir réussi à évacuer plus de 260 000 habitants de la rive droite de Mossoul pendant les combats, dont 30 000 auraient pu retourner chez eux après la libération de leurs quartiers.
Dans le même temps, la situation semble se dégrader dans la province d’Al-Anbar, dans le sud-ouest du pays. Ce sont des responsables irakiens qui ont lancé l’alerte, en soulignant une recrudescence des attaques de la part de groupes de l’EI cherchant à alléger la pression sur Mossoul. Craignant même une reprise de certaines zones par les jihadistes, les autorités ont appelé les militaires américains à aider l’armée irakienne à contenir le danger. Dix soldats irakiens ont été tués mardi dans un attentat au véhicule kamikaze dans l’ouest d’Al-Anbar. La semaine dernière, dans la même région, une explosion similaire avait aussi fait dix morts parmi les forces irakiennes.
 
Armées de nouveaux plans de bataille, les forces irakiennes ont lancé, jeudi 4 mai, l’assaut sur les derniers quartiers tenus par l’organisation Etat islamique (EI) dans le nord-ouest de Mossoul. L’objectif affiché est d’achever la reconquête du fief djihadiste avant le début du ramadan, fin mai. La bataille devrait être terminée « au maximum dans trois semaines », a déclaré dimanche le chef d’état-major irakien, le lieutenant-général Othman Al-Ghanmi, à la presse. Les militaires misent sur une nouvelle stratégie pour sceller cette bataille débutée mi-octobre 2016 : harceler les combattants de l’EI sur plusieurs fronts pour anéantir leurs défenses et finir d’encercler la vieille ville, avant de s’attaquer à son dédale de ruelles étroites, où les djihadistes sont retranchés avec des dizaines de milliers de civils.La partie Est de Mossoul est officiellement sous contrôle, mais de l'autre côté du Tigre, plus d'un tiers de la ville est toujours dirigé par l'organisation Etat islamique. Les forces irakiennes ont ce jeudi lancé une offensive pour entrer par le nord-ouest, un nouveau coup pour frapper le groupe EI.
 
Voilà plus de 6 mois que les forces irakiennes se battent autour et dans cette ville de Mossoul dont la libération avait été annoncée pour la fin 2016. Depuis plusieurs semaines, un front s'est formé au sud aux portes de la vieille ville, coeur de la rive ouest de Mossoul, mais les soldats peinent à avancer.
 
En effet plus de 35% de cette rive est toujours contrôlée par l'organisation Etat islamique et jusqu'à maintenant il était impossible de prendre en étau les jihadistes. Jeudi, un nouveau front a été lancé pour avancer depuis le nord cette fois en direction du coeur de Mossoul.
 
Pour l'heure, les forces irakiennes ne sont qu'à l'entrée de Mossoul Nord. Il faudra donc encore plusieurs jours voire semaines avant de pouvoir lancer l'offensive sur la vieille ville depuis plusieurs fronts. Ces dernières semaines n'ont pas été marquées par d'importantes avancées, mais sur le terrain en réalité les soldats combattent en permanence, perdent, puis reprennent des positions.

« Nous avons ouvert un nouveau front depuis le Nord, en plus du front Sud, pour exercer une pression sur les combattants de l’Etat islamique sur plusieurs axes », indique le chef du centre des opérations conjointes de Ninive, le général Najim Al-Joubouri. La 9e division armée, la 73e brigade de la 15e division armée, la police fédérale et la division de réaction d’urgence (ERD), une unité d’élite du ministère de l’intérieur, ont entamé leur progression depuis le Nord en direction de quartiers connus pour être des bastions djihadistes. « Une fois que ces forces auront avancé, les forces antiterroristes [CTS] reprendront leur progression depuis le Sud et d’Ouest en Est, avec la police fédérale », poursuit-il. Ces forces devraient se rejoindre en lisière nord de la vieille ville, sur les bords du Tigre. Cette nouvelle stratégie vise à sortir l’offensive, lancée sur Mossoul-Ouest le 19 février, de l’enlisement autour de la vieille ville. L‘étroitesse des rues rend les combats très difficiles et les progrès sont lents.

Mossoul sera-t-elle libérée ?
Les Etats-Unis, qui fournissent un soutien aérien et terrestre essentiel, conduisent la coalition internationale anti-djihadistes.
Appuyant les forces irakiennes, ils mènent depuis le 17 octobre une vaste offensive pour reprendre la grande ville du Nord. dont les djihadistes s‘étaient emparés en 2014 avec de nombreuses autres régions.
 
Le drapeau noir de Daesh flotte sur la Grande mosquée-al-Nuri depuis trois ans. La police fédérale a aussi confirmé l'opération, qui intervient après une relative pause dans les combats autour de la vieille ville, où la majorité des combattant de l’EI se trouveraient encore. Une percée depuis le Nord pourrait finir par coincer complètement les jihadistes dans les rues étroites de la vieille ville, où vivent également de nombreux civils dont ils se servent comme boucliers humains.
 
Selon la police fédérale, les forces irakiennes ont déjà libéré dans le cadre de cette opération un petit village proche, Hsunah, ainsi qu'une usine de gaz.
 
Appuyées par la coalition internationale antijihadistes conduite par les États-Unis, les forces irakiennes mènent depuis le 17 octobre une vaste offensive pour reprendre la grande ville du nord de l'Irak, dont le groupe ultra-radical s'était emparé en juin 2014. Fin janvier, elles ont réussi à reconquérir la partie orientale et depuis le 19 février, elles mènent bataille pour reprendre la partie occidentale de la ville où elles ont pris le contrôle de la plupart des quartiers dans le sud et l'ouest.
 
Selon des responsables irakiens, le Premier ministre est en pourparlers avec l’administration Trump pour garder des troupes américaines dans son pays, même après la bataille contre les islamistes.
Mossoul sera-t-elle libérée ?

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esgv 06/05/2017 18:01

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esgv 06/05/2017 18:01

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