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Publié par Bob Woodward

Fraudes massives en Algérie ?
Le Front de libération nationale (FLN) du président Abdelaziz Bouteflika et son allié du Rassemblement national démocratique (RND) ont remporté la majorité absolue aux législatives, selon les résultats officiels annoncés vendredi, dans un scrutin marqué par une forte abstention. Mais, Abderrazak Makri, premier responsable du Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamiste) qui a présenté des listes communes avec le Front du changement (FC) a affirmé que la fraude de 2017 a dépassée celle des élections législatives de 1997.Marqué par une forte abstention, le scrutin a été remporté par le Front de libération nationale (FLN) du président Abdelaziz Bouteflika et son allié du Rassemblement national démocratique (RND). La principale coalition islamiste conteste.
 
Elle affirme qu'elle serait arrivée en tête sans cette prétendue fraude. La principale coalition islamiste en Algérie, arrivée troisième aux législatives, accuse samedi les partis au pouvoir de bourrage d'urnes, de menaces et de violences contre ses militants.
 
Le Front de libération nationale (FLN) du président Abdelaziz Bouteflika et son allié du Rassemblement national démocratique (RND) ont remporté la majorité absolue aux législatives, selon les résultats officiels annoncés vendredi, dans un scrutin marqué par une forte abstention, le taux de participation ayant seulement été de 37%.
 
Mais Abderrazak Makri, premier responsable du Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamiste) qui a présenté des listes communes avec le Front du changement (FC), affirme que la fraude de 2017 a dépassé celle des élections législatives de 1997. «L'administration a permis aux "baltaguia" (voyous) du FLN et du RND de bourrer les urnes et d'user de la violence sans intervenir», accuse ainsi celui dont la coalition a obtenu 33 sièges et la troisième place, ajoutant que «des dossiers seront transmis au Conseil constitutionnel» pour le recours.
 
Au total, les partis islamistes obtiennent 67 sièges contre 60 en 2012, un rebond moins fort que ce qu'ils espéraient. Abderrazak Makri assure que 70% des bureaux de vote n'avaient pas d'observateurs pour surveiller le scrutin en raison d'une mauvaise interprétation de la loi électorale. Selon le leadeur islamiste, dans plusieurs wilayas (départements), les procès verbaux en possession de son parti ne concordent pas avec les PV finaux. En dépit de cette situation, il a écarté l'idée d'une démission collective des députés du mouvement, indiquant préférer le changement des institutions par l'intérieur.
Le taux de participation aux élections législatives s'est établi à 33,53% jeudi à 17h00, a indiqué le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui. Il a auparavant indiqué un taux de participation aux élections législatives de 15,58 % à 14H00 et de 4,13% à 10H00 au niveau national.
 
Ce sont les taux préliminaires officiels donnés par le ministre de l’intérieur mais ce ne sont pas les mêmes que ceux donnés par le président de la Haute instance indépendante de  surveillance des élections (HIISE), Abdelouahab Derbal. Ce dernier a annoncé publiquement un taux de participation nationale de 36, 25% à 15 heures évoquant des rapports transmis par ses représentants locaux.
 
Il a même prévu un taux de  participation « supérieur à celui enregistré pour les législatives de 2012 ». Un des représentants de cette même instance a donné un taux de participation de 40% un peu plus tard en direct aux chaines de TV privées. Cela suppose que cette haute instance est en train de tromper l’opinion publique et de jeter le discrédit sur ces élections déjà mal perçues par la majorité des Algériens et qu’elle a une autre mission que celle qui lui a été dévolue.
 
D’ailleurs, on se demande si Mr Derbal ne se prend pas pour un ministre, qui plus est celui de l’intérieur? Dépasse-t-il sa mission ou fait-il du zèle. Ses déclarations à la presse aujourd’hui sur l’évolution du taux de participation aux élections législatives  laissent pantois. Ces taux donnés ainsi de façon aléatoire ne semblent pas marquer par le sceau de la rigueur. Ya-t-il velléité de fraude face au faible taux de participation et au peu d’intérêt manifesté pour ces élections.

D’ailleurs, comment a-t-il pu s’attribuer une prérogative qui n’est pas de son ressort ni de l’instance devant être totalement indépendante qu’il préside et qui doit veiller à la transparence du scrutin en signalant et en se saisissant de tout dépassement constaté durant le déroulement du vote et non pas à supplanter le ministère de l’intérieur et a gonflé le taux de participation durant les différentes étapes du scrutin?

Fraudes massives en Algérie ?
Cela donne l’impression que le ministre de l’intérieur a perdu le contrôle de la situation surtout après le prolongement du délai du scrutin d’une heure, vu la faible affluence des électeurs dans la majorité des wilayas.
 
Il faut souligner que le ministre de l'Intérieur et des collectivités locales est, selon la loi, seul habilité à exploiter, analyser et à proclamer les résultats des scrutins ou donner les résultats préliminaires d’une élection et pour ce qui est des résultats définitifs la mission revient au Conseil constitutionnel.
La Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) a recensé 34 cas de "dépassements" enregistrés lors du scrutin législatif. Selon son président Abdelouahab Derbal, ces cas ont été soumis aux procureurs généraux pour enquête. Si M. Derbal ne donne pas plus de précisions, les internautes donnent un aperçu de ces pratiques.
 
Ces cas émanant notamment de partis en lice pour les Législatives de 2017 représentent des "entorses à la réglementation" en vigueur et dont seuls les procureurs généraux au niveau des wilaya sont habilités à statuer, a précisé M.Derbal, dans une déclaration à la presse.
Si M. Derbal ne donne pas plus de précisions sur ces dépassements, des vidéos massivement relayées sur les réseaux sociaux montrent des opérations de "fraudes massives" dans des bureaux de votes à travers plusieurs wilayas. Les internautes diffusent et se partagent des séquences montrant des bourrages des urnes, des falsifications des procès-verbaux après le dépouillement, voire même la manipulation des listes électorales.
 
A Aïn M'lila, dans la wilaya de Oum-El-Bouaghi, une coupure d'électricité est "survenue" dans un bureau de vote, lors du dépouillement. Les internautes soulignent plutôt que c'est des fraudeurs qui ont procédé à l'extinction des feux pour "vaquer à leurs occupations" sans se faire reconnaître. A Ouargla, les fraudeurs n'ont pas pris la peine de couper l'électricité. Une video postée jeudi soir sur Facebook montre un personnel d'un bureau de vote entrain de bourrer les urnes, pendant que ses deux collègues mettent de fausses signatures et empreintes.
A Tébessa, des fraudeurs ont souhaité se la jouer plus subtilement. Ils ont préféré changer les urnes durant la journée avant d'être empêchés par d'autres personnes, selon les internautes. A Oran, une autre vidéo postée montre un personnel d'un bureau de vote entrain de manipuler la liste électorale. Selon les internautes, le nombre de voix est ainsi supérieur ... au nombre d'électeurs inscrits ...La Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) a été destinataire, jeudi depuis le début jusqu'à la fin de l'opération de vote, de 358 saisines au niveau national, dont la majorité est liée à l'aspect organisationnel, selon le président de la HIISE.
Fraudes massives en Algérie ?
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