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Publié par Bob Woodward

Des pieds nickelés à la tête du renseignement français ?
Ils sont des « bleus » comme on dit à l’armée – des débutants. En matière de lutte contre le terrorisme et de sécurité intérieure, l’équipe politique qui s’installe au pouvoir depuis dimanche manque singulièrement d’expériences. À l’Intérieur, à la Défense, à la Justice, à Matignon et à l’Élysée, où sont les patrons préparés depuis des mois à prendre les commandes ?
 
Ce n’est pas faire injure aux talents et aux bonnes volontés des impétrants que de le constater alors que, dans son allocution du 10 avril sur « la politique de lutte contre le terrorisme », le candidat Emmanuel Macron assurait : « Nous ne désarmerons en rien, nous ne lâcherons en rien la pression et nous sommes aujourd’hui face à un terrorisme militarisé qui a frappé et cherche encore à frapper la France. » Le contraste avec l’équipe précédente est frappant : Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Jean-Jacques Urvoas, Jean-Yves Le Drian, autant de « cadors » connaissant parfaitement le sujet. Certes, Le Drian reste au gouvernement, mais il sera désormais en charge de la diplomatie, donc pas aux premières loges de l’antiterrorisme.
 
La situation est d’autant plus étonnante que la seule personne qui s’occupait réellement de ces questions dans l’entourage du candidat Macron, son « conseiller spécial » Didier Casas, est retourné chez Bouygues Telecom dès le lendemain de la passation de pouvoir à l’Élysée, faute d’une proposition de poste, comme l’a révélé lopinion.fr.
Les services de renseignement sont donc libres de faire ce qu'ils souhaitent...sans aucun contrôle! Sans oublier que les services de renseignement sont parfois pris dans des histoires de pots de vin et de magouilles...et l'argent pourrait provenir parfois du trafic de drogue. Qui peut donc les contrôler? Personne?
 
Depuis plusieurs années déjà, Al-Qaïda se sert d’un réseau de trafic de drogue effrayant pour se financer de manière constante et assez sûre, on présentera ce réseau en montrant d’abord quelles drogues circulent dans celui-ci, puis en montrant les routes qu’utilise Al-Qaïda pour ce trafic.
 
Les principales drogues étant employées par Al-Qaïda sont l'héroïne, le cannabis ainsi que la cocaïne. Celles-ci transitent par des routes afin d'atteindre le marché de vente européen, avec parfois le silence des autorités locales.
 
Le trafic de cannabis provenant de l'Afrique du Nord est important dans toute l'Europe. Le Cannabis est produit en grande quantité en Afrique, et notamment au Maroc. Les quantités de Cannabis produites au Maroc à destination de l'Europe sont très importantes. En 2004 on estime que plus de 200 000 saisies ont permies de mettre la main sur plus de 1000 tonnes de résine de Cannabis mais la production annuelle représente 2700 tonnes de résine de Cannabis, autant dire que ces saisies aussi importantes soit-elles n'ont aucunement découragées les narcotrafiquants, dont Al-Qaïda. Le site The Guadian affirme que les 2700 tonnes produites annuellement valent près de 2,5 milliards d'Euro. De façon évidente Al-Qaïda s'est emparé de ce commerce, en taxant les traficants ou en aidant en escortant les convois de drogue à travers le continent. Le cannabis, la plupart du temps sous forme de Hashich est acheminé vers l'Europe par la Méditerranée avant d'atterrir en Espagne. Les filières d'Al-Qaïda se chargent donc du transport du cannabis plutôt que de sa production, mais l'organisation gagne des sommes considérables car le transport de la drogue, ainsi que l'achat du silence des autorités sont des étapes clées de ce trafic. Preuve d'un lien entre Al-Qaïda et le trafic, les attentas de mars 2004 à Madrid ont été perpétrés grâce à des explosifs acheté à d'anciens mineurs en échange de blocs de hashich, selon le Centro Nacional de Inteligencia et des renseignements généraux.
 
L'Afrique de l'Ouest est également devenus une plaque tournante en matière de cocaïne. La cocaïne provient de l'Amérique Latine par l'autoroute 10 reliant directement la Colombie a l'Afrique de l'Ouest en suivant le 10ème parralèle. En novembre 2009, un Boeing 727 en provenance du Vénézuela s'est écrasé au Mali, celui-ci transportait près de 10 tonnes de cocaïne. Des moyens considérable sont donc employé pour acheminer la Cocaïne d'Amérique Latine, preuve d'un commerce rentable et très investi par la branche AQMI d'Al-Qaïda. Depuis 1997 le trafic de cocaine représenterait 15 milliards d'Euro soit 1,5 milliards d'Euro par An. La forte pauvreté regnant sur l'Ouest de l'Afrique facilite beaucoup le trafic, cela favorise la corruption qui est très élevée dans les douanes, les polices et les armées. Lors de l'achat d'un gramme de cocaïne a 50€ en Espagne, Al-Qaida touche 7,5 €. Donc cette source de financement n'est pas négligeable pour Al-Qaïda, du moins pour AQMI.
 
L'héroïne est encore une fois un atout d'Al-Qaïda. Les grandes quantités d'héroîne produites en Afghanistan sont acheminées en Europe et en Asie. La région qui produit le plus d'opium dans le pays soit 100 000 hectares consacrés à la culture du pavot, est la région qui compte le plus de talibans. Les talibans incitent les fermiers à cultiver le pavot en les corrompants et en les protégeant d'ou le fort niveau d'insécurité dans la région. La transformation du produit brut en produit final est elle aussi géré par les Talibans. Ils retireraient ainsi 400 millions de dollars (350 millions d'Euro) directement de ce trafic chaque année. L'héroïne transite ensuite vers l'Europe par diverses routes.
 
Ces trafics de drogues sont à l'origine d'un désaccord au sein de l'organisation, certains pensent que le trafic de drogue va à l'encontre des principes de l'Islam et d'autres pensent que les deux sont compatibles.
 
  L'implication d'Al-Qaïda dans le trafic de drogue en quelques chiffres :
 
    AQMI est responsable de 30% de la drogue arrivant en Europe.
 
    De 2001 à 2014 , le trafic de cocaïne d’Al-Qaïda a représenté en valeur moyenne annuelle près de 1,5 millions de dollars, soit environ 235 millions de dollars en 13ans.
 
    Les trafiquants d’AQMI paient 10% de la valeur de leur cargaison aux islamistes radicaux contrôlant les côtes africaines en guise de taxe de passage.
 
    Sur les 10 dernières années, ce même trafic a rapporté à peu près 15 milliards de dollars à AQMI . En 2014, plus de 60 000 saisies, soit 74 tonnes de cocaïne, ont été faites en Europe, dont la moitié en Espagne.
 
Les 6 principaux points d’entrées de cocaïne provenant d’Al-Qaïda en Europe sont le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas, la France, le Portugal et l’Espagne. Deux millions d’européens entre 15 et 64 ans sont des consommateurs réguliers de cocaïne, donc 600 000 d’entre eux consomment la drogue amenée en Europe par AQMI.
18 tonnes de cocaïne ont transités en Afrique de l'Ouest en 2010, après un pic de 47 tonnes en 2007.
8000 tonnes de cannabis consommées en Europe par an depuis 2006, soit 2400 venant d’Al-Qaïda.
400 tonnes de cocaïne consommées en Europe par an depuis 2006, soit 120 tonnes venant d’Al-Qaïda.
300 tonnes d’héroïne consommées en Europe par an depuis 2006, soit 90 tonnes venant d’Al-Qaïda.
 
En conclusion le trafic de drogue permet à Al-Qaïda de d'alimenter des fillières fiancièrement comme AQMI et les Talibans, ceux-ci assurent la production ou l'acheminement des drogues aux zones de vente. Les bénéfices pour le groupe terroriste sont considérables et permettent à l'organisation de faire prospérer son commerce en achetant le silence des autorités locales...et des services de renseignement, même français.

Parfois des agents sont pris la main dans le pot de confiture...C'est une information France Inter, le directeur de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (l'équivalent de la DGSE pour Bercy) a donc dû quitter son poste sur demande de Christian Eckert. Une décision prise alors que deux directeurs de la direction des opérations douanières et un chef d'antenne régionale étaient en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour détournement de fonds publics et importation frauduleuse de 43 tonnes de café de contrebande. Le tout, sur fond de caisse noire découverte au Havre...

Des pieds nickelés à la tête du renseignement français ?
"C'est une castastrophe", nous confiait l'un des 700 enquêteurs du plus prestigieux des services des douanes. Avec Jean-Paul Garcia, c'est tout l'état-major, ou presque, de la DNRED qui a sauté. Selon nos informations, Christian Eckert n'a pas fait de détail, et a lancé une réorganisation totale du service, avec un changement profond des méthodes d'enquêtes.
 
Il faut dire que les 800 000 euros (en petites coupures) découverts dans les faux plafonds et au domicile du chef d'antenne du Havre avaient déjà provoqué un séisme chez les douaniers. La garde à vue de huit agents puis la mise en examen de deux d'entre eux a donc déclenché une opération "main propres" sans précédent.
 
il n' y pourtant pas de corruption, pas d'enrichissement personnel manifeste, mais des soupçons d'avoir organisé (pour l'un) et couvert (pour l'autre) une saisie de café de contrebande, commandé et payé au départ par les douaniers eux-mêmes, pour gonfler leurs statistiques. Tout ça à l'aide d'une caisse noire dont on ne connait pas encore l'origine.
 
Alors que les contestations relatives au projet de loi sur le terrorisme battent leur plein depuis des mois, rouvrant ainsi les plaies ouvertes durant l’adoption de la contestée loi de programmation militaire, le gouvernement vient de créer une « inspection des services de renseignement ». Mais cela suffira-t-il à calmer les esprits ?
 
Conformément à la promesse faite par l’Élysée, un décret paru au Journal Officiel est venu acter la création d’une toute nouvelle « inspection des services de renseignement ». Placée sous l'autorité directe du Premier ministre, cette inspection des services de renseignement réalisera « des missions de contrôle, d'audit, d'étude, de conseil et d'évaluation à l'égard des services spécialisés de renseignement ainsi que de l'Académie du renseignement ». Elle ne pourra être saisie que sur instruction de Matignon, les services du Premier ministre pouvant néanmoins être invités par certains ministres (Défense, Sécurité intérieure, Économie, Budget) ou par le coordonnateur national du renseignement à donner un tel ordre.
 
Une fois chargés d’une mission, les membres de cette sorte de « police des services secrets » pourront avoir accès selon le décret « à tous lieux, éléments, informations et documents utiles à l'accomplissement de leur mandat ». On retrouve ici la référence aux vagues notions de « documents » et d’ « informations », également utilisées au sein de l’article 20 de la contestée loi de programmation militaire, qui, lorsqu’il entrera en vigueur le 1er janvier 2015, permettra à une ribambelle d’administrations - du côté de Bercy, de l’Intérieur ou de la Défense - d’avoir un droit de communication sur tous les « documents » et « informations » transmises ou stockées dans les câbles des opérateurs ou dans les nuages des hébergeurs.
 
Pour autant, le gouvernement explique qu’il ne s’agit pas d’un nouveau corps d’inspection à proprement parler, puisque cette structure « sera constituée par des personnels appartenant à différentes inspections existantes (inspection générale des finances, inspection générale de l’administration, contrôle général des armées et conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies) ». L’équipe de Manuel Valls semble avoir ainsi suivi les conseils du rapport parlementaire remis l’année dernière par Jean-Jacques Urvoas et Patrice Verchère. Les deux députés recommandaient en effet de « désigner des inspecteurs au sein des corps existants (Inspection générale de la police nationale, contrôle général des armées, inspection générale des finances, etc.) qui effectueraient une partie de leur mission au profit de l’Inspection des services de renseignement (ISR) ».
 
Les travaux de ces agents complèteront d’ailleurs ceux de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), cette autorité administrative indépendante qui contrôle depuis 1991 les demandes d’interceptions de sécurité transmises au Premier ministre par les différents services de renseignement du pays.
 
Selon l’exécutif, cette nouvelle structure a été mise en place afin de mieux « garantir l’équilibre entre les objectifs de sécurité et le respect des libertés individuelles et de la vie privée ». Un pas en avant qui semble avant tout symbolique et qui pourra d’ailleurs avoir du mal à convaincre, tant du fait des nombreuses révélations ayant eu lieu suite à l’affaire Snowden (programme « Prism à la française », collaboration d’Orange avec les services secrets...) qu’en raison de l’adoption de textes jugés liberticides, à l’image de la loi de programmation militaire.
 
Toutes ces lois permettent-elles réellement de contrôler nos services de renseignement?
 
C’est tout de même surprenant que la drogue d’AQMI ne soit jamais retrouvée... beaucoup d’agences de renseignement étrangères pensent que les services francais mettent la main dans le pot de confiture.
 
Comment contrôler ces services de renseignement si puissants?
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