Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Bob Woodward

Syrie: un pays au bord de la faillite ?
Depuis 2011, les affrontements entre les rebelles et le régime syrien ont fait plus de 270.000 morts, déplacé plus de la moitié de la population et provoqué la ruine du pays.
 
Jour après jour, la Syrie s'enfonce un peu plus dans l'abîme. Déclenchée en 2011 à la suite de manifestations contre le régime de Bachar el-Assad, la révolte s'est muée en guerre dévastatrice qui n'épargne personne. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la seule ONG qui dresse encore un bilan humain, les affrontements ont fait plus de 270.000 morts. Sur le plan économique, le conflit a fait revenir trois décennies en arrière l'économie du pays, privé de quasiment tous ses revenus et dont la majorité des infrastructures est détruite.
 
● 271.138 morts
 
L'OSDH, organisme proche des rebelles, estime que les combats ont fait 271.138 morts depuis 2011. Parmi eux figurent 79.106 civils dont 13.500 enfants et 8760 femmes, selon un bilan donné le 23 février 2016. Le décompte n'inclut pas les milliers de disparus dont on ignore le sort, opposants dans les geôles du régime et membres des forces loyalistes capturés par les rebelles et les groupes djihadistes, dont l'organisation Etat islamique (EI). Dans un rapport publié en février, des enquêteurs de l'ONU ont affirmé que des milliers de personnes détenues par les différentes parties ont perdu la vie, accusant le régime de Damas d'«extermination» de prisonniers.
 
● Plus de la moitié des Syriens sont aujourd'hui déplacés
 
La guerre a aussi poussé plusieurs millions de personnes à fuir leur ville, voire la Syrie. C'est «la plus grande population de réfugiés pour un seul conflit en une génération», affirmait en juillet 2015 le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Selon l'organisme de l'ONU, plus de la moitié de la population a été chassée de ses terres depuis le début du conflit. Au total, plus de 12 millions de Syriens ont fui la guerre, principalement à l'intérieur du pays. Mais 4,7 millions d'entre eux sont partis à l'étranger.
 
Les pays limitrophes de la Syrie sont les plus touchés par cet afflux de 4,7 millions de réfugiés. La Turquie est aujourd'hui la principale terre d'asile, accueillant sur son sol près de 2,8 millions de Syriens. Le Liban en accueille quelque 1,5 million, selon des sources officielles. Plus des deux tiers vivent dans ce pays dans une «pauvreté extrême», selon l'ONU. En Jordanie, quelque 630.000 sont enregistrés auprès du HCR, mais les autorités évaluent leur nombre à plus d'1,5 million. 250.000 Syriens sont réfugiés en Irak et 260.000 en Egypte.
 
Les réfugiés font face à la pauvreté, à des problèmes de santé et des tensions croissantes avec les communautés locales où ils vivent dans des structures provisoires et des conditions très difficiles. Une grande majorité des réfugiés syriens se trouvent toujours dans les pays de la région, mais ils sont de plus en plus nombreux à se rendre en Europe après un périple dangereux et incertain.
 
● Les structures de santé anéanties
 
Le secteur de la santé souffre particulièrement des affrontements, selon les données de la Banque mondiale. L'organisation a étudié les conséquences de la guerre sur six villes: Alep, Der'a, Hama, Homs, Idlib et Latakié. Les bombardements y ont endommagé les infrastructures, coupé l'approvisionnement et vidé les services des professionnels de santé. Sur les 780 établissements recensés dans ces six villes, environ un tiers ont été endommagés. En 2015, l'étude relève une recrudescence des attaques menées contre les bâtiments médicaux. Sur tout le pays, près de 50% des hôpitaux ont été soit endommagés, soit détruits par les combats selon la Croix Rouge et l'Organisation mondiale de la santé.
 
● Les écoles ne sont pas épargnées
 
Sur les six villes de l'étude, 1417 établissements allant de la crèche à l'université ont été endommagés dans les combats, soit 14,8% d'entre elles. Au total, les destructions étaient estimées fin 2014 entre 101 et 123 millions de dollars. Dans la mesure où l'ensemble du pays comptait 16.000 écoles élémentaires et secondaires, la Banque mondiale estime que les dommages sont «très conséquents». Par ailleurs, une autre étude conduite par les Nations unies estime que 20% de tous les établissements scolaires de Syrie sont endommagés ou détruits. Autre problème, 18% des écoles sont occupées par des déplacés et ne fonctionnent plus comme des établissements scolaires.
● Une économie exsangue
 
Rien que pour les six villes étudiées, les dommages sur les habitations, les secteurs de la santé, de l'éducation, de l'énergie ou encore de l'eau et des sanitaires, étaient estimés entre 3,6 et 4,5 milliards de dollars à la fin de l'année 2014. De loin la ville la plus touchée, Alep compte pour 40% de cette estimation. Les habitants ont particulièrement souffert de la soif. Le 26 novembre 2015, des raids aériens ont gravement endommagé une usine de retraitement des eaux usées, ce qui a coupé l'accès à l'eau pour 1,4 million des personnes. De manière générale, l'économie du pays est exsangue. La Syrie s'enfonce dans la récession, de même que les recettes fiscales se sont totalement effondrées.
 
Les exportations ont chuté de 90% depuis le début de la révolte, selon un haut responsable, alors que le pays est soumis à de sévères sanctions internationales. Selon le ministre du Pétrole, les pertes directes et indirectes dans le secteur pétrolier et gazier s'élèvent à 58 milliards de dollars (52 milliards d'euros). En 2015, une coalition de 130 ONG affirmait que la Syrie vivait quasiment sans lumière, 83% du réseau électrique ne fonctionnant plus en raison de la guerre.
 
À l'image d'Alep, d'Homs ou de Deir ez-Zor, l'économie syrienne est, elle aussi, un véritable champ de ruines. Selon de nombreux experts, le conflit qui a débuté en 2011 a fait revenir trois décennies en arrière l'économie syrienne, privée de quasiment tous ses revenus et dont la majorité des infrastructures ont été détruites. «Le pays a perdu une décennie en termes d'indice de développement humain et son économie est revenue à son niveau des années 80», affirmait en 2014 Bassel Kaghadou, chargé par les Nations unies de réfléchir aux façons de reconstruire l'économie et la société syriennes. «La Syrie ne sera plus jamais la même, son économie sera plus modeste, sa population moins nombreuse», assurait-il.
 
• Un produit intérieur brut en chute libre
 
D'après un rapport de l'ONU coréalisé avec l'université écossaise de Saint-Andrews, les pertes cumulées de l'économie syrienne entre 2011 et 2015 sont estimées à 259,6 milliards de dollars. Le PIB s'est ainsi contracté de 55% entre 2010 et 2015, alors qu'était prévue une croissance de 32% en l'absence de conflit, souligne le rapport. Selon le Centre syrien pour la recherche politique (SCPR), la baisse du PIB entre 2011-2015 était notamment due à la diminution du commerce intérieur, des services gouvernementaux et de la production de pétrole.
 
Les pertes se sont nettement accélérées entre 2012 et 2013, au moment de l'intensification des combats. Cette période coïncide également avec le début des sanctions économiques, imposées par les pays du monde entier. Par exemple, le 14 mai 2012, l'Union européenne avait instauré des sanctions ciblant le pétrole et le tabac. Une décision suivie en août par les États-Unis. L'effondrement de la production pétrolière (qui est passée de 386.000 à 28.000 barils par jour) et du gaz naturel (de 8,9 milliards de mètres cubes à 5,9 milliards de mètres cubes) ont ainsi exacerbé les pertes du PIB, entre 2010 et 2013.
 
• Une inflation stratosphérique
 
L'indice des prix à la consommation (IPC), qui est l'instrument de mesure de l'inflation, est l'un des seuls indicateurs encore publiés, chaque mois, par le Bureau central syrien des statistiques (SCBS). Cumulé, l'IPC a été multiplié par 5 entre 2010 et 2016. Ceci s'explique par des pénuries d'approvisionnement de nourriture, carburant, de médicaments mais aussi par l'arrêt de plusieurs subventions gouvernementales (eau, nourriture, électricité). Après avoir été relativement stable en 2014, l'inflation a connu une importante hausse depuis 2015.
 
Cette augmentation des prix a été payée de plein fouet par les Syriens. En effet, celle-ci a été particulièrement forte sur les denrées alimentaires. Selon le Bureau central syrien des statistiques, le prix des légumes entre 2010 et 2016 a été multiplié par 9, celui de l'eau minérale, des boissons et jus de fruit par 8. Le prix du pain et des céréales a lui quintuplé. En 2015, un rapport du Fonds international de développement agricole (FIDA) et du Programme alimentaire mondial (PAM) a révélé que les ménages dépensent des montants disproportionnés pour les achats de biens comestibles. Ainsi dans certaines zones du pays, les dépenses alimentaires peuvent dépasser les 50% à 60% des dépenses globales d'une famille. Les foyers les plus pauvres sont, eux, devenus incapables de subvenir à leurs besoins fondamentaux, détaille un document du centre syrien pour la recherche politique.
 
Cette forte inflation s'explique évidemment par la rareté de nombreux produits et services, en raison du conflit et des conditions de sécurité. Mais elle est aussi la conséquence de la dévaluation de la monnaie syrienne réalisée par le gouvernement, afin de combler le déficit budgétaire.
 
• Un important déficit commercial
 
Les exportations en 2015 ont diminué de 29%, par rapport à 2014, en raison de la fermeture des frontières, de l'impact des batailles, de la baisse de la demande effective et de la dépréciation de la monnaie syrienne. En outre, les politiques publiques ont fortement affecté les exportations à cause de l'augmentation des coûts de production.
 
L'économie syrienne est de plus en plus dépendante des importations puisque certains secteurs se sont complétement éffondrés. En outre, les besoins en produits alimentaires et pharmaceutiques ont explosé. Même s'il s'est réduit, le déficit commercial est encore relativement important puisqu'il atteignait 27,6% en 2015 contre 38,9% du PIB en 2014.
 
• Un lien économique toujours plus étroit avec la Russie
 

La Russie, qui a lancé une intervention militaire en Syrie il y a un an et demi et remis en selle le régime de Bachar el-Assad, a vivement réagi aux frappes américaines ce vendredi. La guerre a renforcé les liens historiques qui unissent Damas et Moscou (à qui l'intervention syrienne coûterait environ 3 millions de dollars par jour, selon le Washington Institute), notamment sur le front économique. Depuis 2005, date à laquelle la Russie a effacé environ 70% de la dette syrienne de 13,4 milliards de dollars, les échanges entre les deux pays se sont envolés. Ils ont atteint un pic de 2 milliards de dollars en 2008, selon un rapport de l'Ifri datant de juste avant la guerre. L'ONG Carnegie Endowment for International Peace rapporte, de son côté, que les échanges commerciaux entre les deux pays sont retombés à 1 milliard de dollars en 2010, avant de grimper à nouveau à 2 milliards en 2011. La Syrie est notamment un gros acheteur d'armes russes: 78% de ses commandes entre 2007 et 2012 ont été passées auprès de la Russie, selon le Stockholm International Peace Research Institute. La Syrie a importé pour 1,3 milliard de dollars d'armement entre 2008 et 2013, avec une explosion des achats à partir de 2010.

Syrie: un pays au bord de la faillite ?
Les relations économiques russo-syriennes se sont par ailleurs renforcées dans de nombreux secteurs. En juillet 2015, la Russian Union of Gas and Oil Industrialists, qui fédère les entreprises russes des secteurs gazier et pétrolier, avait annoncé que lorsque la situation se stabiliserait en Syrie, elle envisageait de signer des contrats d'énergie en Syrie d'une valeur globale de 1,6 milliard de dollars au moins. En attendant, Moscou est d'ores et déjà en première ligne pour subvenir aux besoins de reconstruction de son partenaire. Un premier contrat de 950 millions de dollars a été signé en avril 2016, après deux ans de discussions, entre la Russie et la Syrie dans le but de relancer l'énergie, les infrastructures, le commerce, la finance et d'autres secteurs économiques, précisait alors la chaîne russe d'information RT.En 2010, la compagnie iranienne Toseye Eatemad Mobin s’était portée candidate à l’obtention de la troisième licence de téléphonie mobile syrienne. N’étant pas de taille à rivaliser avec les géants du secteur en lice, comme le français Orange ou l’émirati Etisalat, la société détenue par les gardiens de la révolution – l’unité d’élite de la République islamique – avait vite été éliminée. Puis le soulèvement anti-Assad avait commencé, et l’appel d’offres avait été rangé dans un tiroir.
 
Six ans plus tard, coup de théâtre : en visite officielle à Téhéran, début 2016, le premier ministre syrien, Imad Khamis, annonce l’attribution du marché tant convoité à un consortium iranien dont Toseye Eatemad Mobin fait partie. Ce retournement de situation est emblématique de la place que l’Iran a acquise dans l’économie syrienne à la faveur de la guerre civile.
Gestion d’un port
 
Le fidèle protecteur du régime Assad est passé du rang, avant 2011, de partenaire commercial subalterne à celui d’associé obligé, voire encombrant. En janvier, la République islamique a ainsi mis la main sur les mines de Sharkiyeh, le principal gisement de phosphate de Syrie, sur 6 000 hectares de terre agricoles et 5 000 hectares d’aire d’entrepôt de produits pétroliers.
 
Les accords signés par M. Khamis prévoient même que la gestion d’un des trois ports du pays soit confiée à Téhéran. « L’Iran traite de plus en plus la Syrie comme l’une de ses provinces, estime Karim Sadjadpour, analyste au Centre Carnegie à Washington. Ils ont sauvé Assad et maintenant, ils se croient autorisés à piocher dans l’économie syrienne. »
 
Depuis 2013, la banque centrale iranienne a octroyé plusieurs lignes de crédit à son homologue syrienne, d’une valeur totale de 5,6 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros), consacrés principalement à l’importation d’or noir. Cette manne a permis de compenser la chute des ressources en devises
 
•80% de la population sous le seuil de pauvreté, et l'avenir des enfants compromis
 
À mesure que la situation perdure et que l'économie se creuse, le taux de pauvreté augmente. Ainsi, en 2015, plus de 80% de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté, contre 28% en 2010. De plus, 69,3% vivaient dans un état d'extrême pauvreté, étant incapable de subvenir aux besoins de première nécessité. Le niveau de pauvreté diffère d'un gouvernorat à un autre, et augmente considérablement dans les zones de conflit et les zones assiégées. Selon une estimation des Nations Unies, l'espérance de vie est passée de 70 ans en 2010 à 55,4 ans en 2014. Le taux de mortalité est passé de 3,7 pour 1000 en 2010 à 10 en 2015 avec des pointes de 12,4 pour 1000 dans les provinces très touchées par la guerre comme Alep, Deraa, Deir ez-Zor, Idleb ou Damas.L’érosion du tissu économique syrien se poursuit. Il est difficile, en raison du manque de données, d’évaluer l’impact économique du conflit. En effet, le pays reste morcelé entre différentes zones d’influence et la persistance des combats continue d’engendrer des destructions d’infrastructures et des déplacements de populations. D’après une estimation de la Banque mondiale, le PIB syrien s’est contracté de plus de 15,4 % par an en moyenne entre 2011 et 2014. En 2016, l’organisation internationale estime que le PIB s’est encore contracté de 4 %. La diminution du PIB est principalement imputable à la baisse de la production pétrolière. En 2010, la Syrie produisait l’équivalent de 360 000 barils par jour (b/j) contre 32 000 b/j sur les dix premiers mois de 2016. En outre, la poursuite des affrontements et la multiplication des bombardements ont considérablement endommagé les infrastructures aussi bien publiques que privées, annihilant un nombre important de secteurs tels que le transport, la construction et le commerce. Dans un rapport de mars 2016, la Banque mondiale fait état des dommages totaux recensés sur les principales villes du pays (Alep, Homs, Deraa, Hama, Lattaquié et Idlib) et évalue le coût des destructions entre 5,9 et 7,2 milliards de dollars. La situation humanitaire est également critique aussi bien dans les zones d’affrontements que dans les zones contrôlées par les rebelles ou par le régime. Depuis avril 2011, les Nations Unies estiment que la moitié de la population syrienne a été déplacée, dont 4,8 millions de réfugiés à l’étranger et 7,6 millions de déplacés au sein de la Syrie. Les civils sont confrontés à des pénuries d’eau, des coupures d’électricité et à une dégradation de la situation sanitaire en particulier dans les villes assiégées. Les problèmes d’approvisionnement liés aux difficultés d’acheminement des marchandises ont entrainé une augmentation exponentielle de l’inflation. En 2016, la suppression de subventions pour le pétrole et les produits alimentaires, ainsi que la dépréciation de la livre syrienne face au dollar auraient mené à une augmentation de plus de 45 % des prix à la consommation.
 
Les finances publiques du régime de Bachar El Assad n’ont cessé de se dégrader depuis l’intensification        du conflit. Le déficit public aurait atteint 20 % en 2015, et pourrait continuer à se creuser. La baisse des recettes pétrolières et des prélèvements obligatoires a entraîné une contraction des recettes publiques qui auraient représenté moins de 7 % du PIB en 2015. Par ailleurs, les dépenses publiques ont crû significativement sous le poids de l’augmentation des dépenses militaires. La désertion des services publics dans les zones d’affrontement et le repli dans les zones contrôlées par le régime ont engendré une résorption des dépenses courantes, sans que cela ne freine la fuite en avant des dépenses publiques.
 
Le solde courant présenterait également un déficit de taille. Les recettes pétrolières se sont effritées passant de 4,7 milliards en 2011 à 0,14 milliard en 2015. Les réserves de change se sont épuisées depuis 2010 passant de 20 milliards de dollars à moins d’un milliard de dollars fin 2015. Le taux de change poursuivrait sa trajectoire baissière passant de 47 livres pour un dollar en 2010 à près de 420 livres pour 1 dollar fin 2016, laissant ainsi le champ au développement d’un important marché noir de devises.
 
•Une éducation en péril
 
Le secteur de l'éducation fait aussi face à d'énormes difficultés avec 45,2% d'enfants non scolarisés. D'après le rapport de l'ONU, cette situation aura un impact dramatique sur l'avenir du pays. «Plusieurs facteurs liés au conflit ont contribué directement à la diminution de l'éducation et aux possibilités d'apprentissage des enfants syriens, touchant de manière inégale la population dans les différentes régions du pays», peut-on ainsi lire. Ces facteurs comprennent notamment la peur des parents pour la sécurité de leurs enfants ainsi que la destruction et le dysfonctionnement des infrastructures éducatives. Selon ce même document, le déficit d'enfants scolarisés représente une perte de 24,5 millions d'années en capital humain, soit 16,5 milliards de dollars d'investissements dans l'éducation.
Syrie: un pays au bord de la faillite ?

Commenter cet article