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Publié par Bob Woodward

Les chefs de Daech fuient-ils Mossoul ?

Après avoir libéré l'est de la ville, les forces irakiennes vont lancer une offensive sur l'ouest de Mossoul en Irak, le dernier bastion de l'Etat Islamique.

Une nouvelle opération des forces irakiennes se prépare pour reprendre à Daech la totalité de Mossoul. Elles ont lancé le 17 octobre une vaste offensive ce bastion irakien du groupe djihadiste, dont elles ont reconquis en janvier la partie Est. La reprise de Mossoul mettrait fin à la présence en Irak de Daech. En décembre, le Premier ministre irakien avait affirmé qu'il faudrait trois mois pour chasser le groupe djihadiste du pays.

Une allocution du Premier ministre. Le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a annoncé le lancement d'une «opération de libération» pour reprendre maintenant la partie ouest de la deuxième ville d'Irak, que les jihadistes occupent depuis 2014. «Nous annonçons une nouvelle phase de l'opération. Ninive, nous venons libérer la partie ouest de Mossoul», a-t-il affirmé dans une brève déclaration télévisée. Ninive est la province dont Mossoul est la capitale.

Des quartiers très densément peuplés. Si la partie occidentale est plus petite que sa partie orientale, cette bataille risque d'être longue. Dans la partie ouest, les ruelles de la vieille ville va rendre le passage des véhicules militaires compliqué et forcément ralentir la progression des forces fédérales. Il va s'agir davantage d'un combat maison par maison alors que cette partie de ville est plus densément peuplée. Par ailleurs, selon les spécialistes, l'Etat Islamique pourrait bénéficier d'un plus grand soutien de la part des habitants majoritairement sunnites. 

«La résistance de l'EI pourrait s'avérer plus importance dans cette zone et il sera plus difficile, mais de la plus grande importance, de nettoyer entièrement Mossoul des réseaux de l'Etat Islamique après sa reprise», insiste Emily Anagnostos, de l'Institute for the Study of War. Même dans les zones reconquises, l'EI continue de frapper, ce qui reflète la difficulté pour les forces irakiennes de s'assurer que des jihadistes ne se sont pas fondus dans la population civile.

Une offensive sur l'aéroport. Dans un premier temps, les troupes de la police fédérale et du ministère de l'Intérieur devraient commencer cette nouvelle phase de l'offensive en faisant mouvement sur l'aéroport de Mossoul, situé à la périphérie sud de la ville, à l'ouest du Tigre, le fleuve qui traverse Mossoul.

Alors qu'une offensive a été lancée depuis le 6 novembre sur Raqqa, fief du groupe Etat islamique, l'organisation djihadiste quitte la ville syrienne.
Les commandants du groupe terroriste Etat islamique (Daech) quittent la ville de Mossoul, en Irak, pour aller en Syrie. Appuyée par les troupes des milices kurdes peshmergas, l'armée irakienne poursuit la préparation de l'opération visant à reprendre Mossoul à Daech.

Les commandants du groupe terroriste Etat islamique quittent la ville irakienne de Mossoul (nord) occupée par les djihadistes depuis 2014, pour se rendre en Syrie avec leurs familles, a rapporté la chaîne de télévision Al Iraqiya citant le ministre irakien de la Défense Khaled al-Obaidi.

"La plupart des commandants ont vendu leur propriété et sont partis en Syrie alors que certains ont tenté d'entrer dans la région du Kurdistan irakien", a déclaré le ministre, soulignant que ces informations lui avaient été accordées par ses propres sources et par le service de renseignements.A l’approche de l’heure H pour la bataille finale de Mossoul, le groupe terroriste wahhabite Daech a choisi de mener cette confrontation– perdue d’avance– avec le moins de combattants possibles.

Et dans le but de diminuer ses pertes, ce groupe a emmené ses hauts dirigeants avec leurs familles en Syrie. Les nouvelles nominations faites dans « la wilayat de Ninive » montrent que Daech ne mise pas sur des exploits militaires majeurs dans la bataille de Mossoul. En effet, le groupe terroriste a chargé deux miliciens beaucoup moins expérimentés que les anciens dirigeants tués auparavant, comme Hajji Bakr et Abou Abderrahmane Bilaoui.

Désormais, ce sont Abou Chaker Jabbouri et Abou Abdallah Afri qui occupent les postes respectifs de chef de la province (dite Wilaya par Daech) et du commandant militaire. Selon Khaled Qayssi, journaliste irakien expert dans les affaires terroristes, ces deux dirigeants ne sont pas aptes ni militairement ni administrativement à diriger une bataille de l’ampleur de celle de Mossoul.

Ces nominations parmi d’autres, montrent que le groupe Daech souffre d’une pénurie en cadres professionnels, après la mort d’un grand nombre de ses dirigeants. Cette situation le pousse à charger des personnes moins expérimentées dans des postes sensibles.

Mais les dernières révélations peuvent avoir aussi une autre interprétation: le groupe tient à protéger ses cadres restants et refuse de les entrainer dans une bataille perdue.

Selon le journal Assafir, citant des sources irakiennes, « la plupart des dirigeants de premier rang ont d’ores et déjà  quitté l’Irak vers la Syrie à leur tête le dirigeant de Daech, Aboubakr Bagdadi, le président du conseil militaire et l’adjoint de Bagdadi en Irak, Iyad Abderrahmane Obeidi, le président du conseil central de la consultation, le Jordanien Omar Zidane, et le commandant militaire tadjik Gul Morad Halimov, qui a succédé à Omar le Tchétchène ».

Certes, le retrait de ces dirigeants ainsi que d’autres chefs terroristes non encore identifiés de Mossoul constitue une preuve tangible que ladite ville irakienne est désormais un endroit dangereux pour Daech. Cette fuite dévoile aussi les allégations mensongères de la coalition internationale dirigée par Washington, selon lesquelles elle a coupé les voies reliant Mossoul en Irak à Raqqa en Syrie.

Cependant, le retrait de Daech vers la Syrie ne signifie pas qu’il remettra sans combat Mossoul aux forces irakiennes . Les informations en provenance de la ville affirment que le groupe terroriste finalise ses préparatifs pour mener une bataille longue et difficile.

Sur ce point, le professeur Jassem Mohammad, directeur du centre d’études européen pour la lutte contre le terrorisme et les renseignements, affirme au journal Assafir que « Daech mise sur Raqqa, mais défendra farouchement son bastion Mossoul et utilisera les citoyens comme des boucliers humains ».

Selon lui, la stratégie combative de Daech se concentrera sur « les charges explosives, les snipers et les kamikazes », ce groupe étant convaincu que la guerre en cours est une guerre d’usure. Il a déjà mis en exécution destinées à entraver l’avancée des forces irakiennes à Mossoul: comme le creusement des tranchées autour de la ville et la destruction des ponts qui la relie au monde extérieur.

Par ailleurs, Daech dépêchera plusieurs de ses brigades dans la bataille de Mossoul, dont la brigade de Mo’ta, dont le dirigeant a péri il y a quelques jours, ainsi que’al-Battar, les soldats de Wilaya, la brigade Farouk, et des unités de la force centrale. Mossoul, deuxième ville irakienne, est le bastion des djihadistes de Daech en Irak. Depuis l'été 2014, les terroristes contrôlent la ville et y font régner la terreur.

Les chefs de Daech fuient-ils Mossoul ?

Le porte-parole du Gouvernement régional du Kurdistan d'Irak Helgurd Hikmet a annoncé lundi à Sputnik que la future opération de libération de Mossoul, réunirait quelque 50.000 soldats de l'armée irakienne, 20.000 miliciens kurdes et près de 10.000 Turkmènes locaux et représentants de tribus sunnites, révèle dans un entretien à Sputnik.

Le ministre irakien de la Défense Khaled al-Obeidi a promis en janvier que la bataille pour la libération de la ville aurait lieu en 2016 et qu'elle serait décisive dans la lutte contre les terroristes.

Les dirigeants du groupe Etat Islamique ont commencé à quitter la ville syrienne de Raqqa, leur capitale de facto, fuyant devant l'avancée de l'alliance arabo-kurde soutenue par la coalition internationale contre les djihadistes, a indiqué ce vendredi le Pentagone.

« Ils ont de toute évidence pris en compte le fait que leur fin est proche à Raqqa », s'est félicité le porte-parole du Pentagone évoquant un retrait « très organisé, très ordonné ». Avec la ville de Mossoul en Irak, Raqqa est l'autre grand objectif de la coalition internationale.

Les Forces démocratiques syriennes, une alliance arabo-kurde, ont lancé une offensive le 6 novembre. Avec l'objectif pour l'instant « d'isoler » la ville syrienne, en coupant tous ses axes de communication vers l'extérieur. Pour le Pentagone, cet objectif est presque atteint. Selon l'armée américaine, les djihadistes ne disposent plus que d'une seule voie, au sud-est de la ville le long de la rive nord de l'Euphrate. La zone de repli des djihadistes n'a pas été mentionnée.

Si les opérations « d'isolement » de la ville ont bien progressé, la coalition n'a en revanche pas encore dévoilé son plan pour reprendre la cité. L'incertitude demeure notamment sur le rôle que jouera la composante kurde des Forces démocratiques syriennes, les milices YPG, qui ont prouvé leur efficacité au combat mais qui sont considérées par la Turquie comme un groupe terroriste. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proposé à la coalition d'impliquer à leur place des forces turques.

Les chefs de Daech fuient-ils Mossoul ?

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