Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Bob Woodward

Nicolas Sarkozy, futur président du PSG ?

Battu au premier tour de la Primaire des Républicains en novembre, Nicolas Sarkozy, qui souhaitait vivre une "vie avec plus de passions privées", pourrait très vite revenir sur le devant de la scène publique. La mauvaise passe actuelle du Paris Saint-Germain - 3e en championnat à quatre points de Nice et trois de Monaco après 17 journées de championnat, 1/8e de finale de Ligue des Champions à disputer en février 2017 contre l’ogre Barcelone après avoir échoué à la deuxième place de son groupe en phase de poules, niveau de jeu global approximatif – aurait eu raison de la patience de l’Émir du Qatar, propriétaire du PSG depuis 2011. Tamin Al-Thani, qui avait exigé le départ de Laurent Blanc cet été, voudrait désormais mettre sur la touche l’actuel président du club parisien, Nasser Al-Khelaïfi et ainsi donner un nouveau souffle au PSG. Des discussions au sommet ont eu lieu il y a une semaine au Qatar après la lourde défaite du PSG face à Montpellier (3-0) le 3 décembre et l'inattendu match nul 2-2 face au Bulgare de Ludogorets en Ligue des Champions le 6 décembre. Et Nicolas Sarkozy serait la piste privilégiée pour occuper le poste. Une décision finale pourrait être prise durant la trêve hivernale. Ou au plus tard après l’élimination en Ligue des champions désormais attendue pour début mars face au Barça. Le remplacement serait effectif soit dans la foulée, soit pour la reprise de la saison 2017/2018. Sollicité par GQ, l'entourage de l'ancien Président a démenti catégoriquement l'information. Idem du côté du club qui évoque "une folle rumeur".

Cette fois, pas la peine de passer par une primaire. Pour être nommé à la tête du PSG, il suffit d'une missive de Doha, actant le remplacement de Nasser Al-Khelaïfi par un ami de la maison, Nicolas Sarkozy. L'hypothèse, régulièrement émise depuis quelques années, serait sérieusement étudiée par les propriétaires, selon GQ. L'ancien président pourrait être parachuté à la tête du club en cas d'élimination précoce cette saison en Ligue des champions. Démentie par le club, l'idée effraye déjà quelques supporters, prêts à déchirer leur carte d'abonnement. Pourtant, Sarko mérite peut-être qu'on lui laisse sa chance.

Ce n'est peut-être qu'un petit jeu médiatique, une façon d'entretenir le flou sur son avenir. Mais cela fait au moins huit ans que Nicolas Sarkozy évoque son envie de diriger le PSG. En 2008, il déclarait au Point vouloir diriger son club favori. En 2010, alors qu'il assiste à la rouste (3-0) subie par Paris face à Lorient, il glisse en privé cette confession: "Plus tard, je serai président du PSG!" 

Puis en 2013, rebelote: "Si je ne suis pas réélu en 2017, je deviens président du PSG" souffle-t-il à son fils Louis, selon Paris-Match. Enfin un an plus tard, il lance à des élus dans son bureau: "Le vrai président du PSG, c'est moi". Si Sarkozy ne parle pas à la légère, il s'agit d'un rêve de gosse jamais accompli. S'il bluffe, d'un gimmick plutôt lourdaud. Tout dépend du type d'humour qu'il apprécie.

Youtuber, vendeur de vélos, porteur de valises, jockey... Les propositions ne manquent pas sous le hashtag #TrouveUnJobASarkozy. Depuis qu'il a été battu à la primaire de droite, l'ex-candidat LR entretient le flou sur son avenir. Il a quitté la vie politique le 20 novembre sur un énigmatique: "il est temps pour moi d'aborder une vie avec plus de passions privées et moins de passions publiques". 

Le PSG est-il une passion privée? A priori non, mais l'appréciation appartient à l'intéressé. Une chose est sûre, à 61 ans, il aura du mal à se contenter de conférences en entreprises, d'une sortie vélo hebdomadaire et de vacances au Cap Nègre en famille, pour rendre sa retraite active. A court terme, certaines affaires devraient néanmoins l'occuper. Le nom de l'ex-chef de l'État est cité dans trois dossiers: Bygmalion, les écoutes de l'Elysée et le présumé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

Pour diriger ce club, "il faut aimer Paris et aimer le PSG profondément", indique à L'Express un ancien président parisien, préférant rester anonyme. Pour lui, Sarkozy serait donc crédible dans ce costume. "Je le vois dedans. Il aime ça, quoi." D'autant qu'il a depuis longtemps ses entrées à la porte de Saint-Cloud. "Très régulièrement, il assiste aux matchs. Même quand il était président en exercice et que son emploi du temps ne lui permettait pas, a priori, d'être très disponible, on le voyait au stade." Et ce, quelle que soit l'affiche. Après sa défaite de 2012 face à Hollande, c'est au Parc qu'il effectue sa première apparition publique lors d'un PSG-Sochaux. C'est dire s'il aime ce club...

Nicolas Sarkozy reçoit des "propositions" mais "n'est engagé dans aucune", a affirmé lundi son entourage à l'AFP, après que le Financial Times a affirmé qu'il était sollicité notamment par le Qatar pour prendre la direction d'un fonds d'investissement abondé à hauteur de 500 millions d'euros.Nicolas Sarkozy reçoit des "propositions" mais "n'est engagé dans aucune", a affirmé lundi son entourage à l'AFP, après que le Financial Times a affirmé qu'il était sollicité notamment par le Qatar pour prendre la direction d'un fonds d'investissement abondé à hauteur de 500 millions d'euros.

Nicolas Sarkozy, futur président du PSG ?

S'intéresser au foot, sport populaire par excellence, est une quasi-obligation quand on vise un destin présidentiel. Chez Nicolas Sarkozy, il n'est pas feint. A l'inverse d'un Berlusconi, il ne s'est pas servi du foot pour se bâtir une carrière politique. Ce serait plutôt l'inverse. "Il a une vraie connaissance du sujet. Il connaît bien les joueurs, et a un avis sur le mercato, ça c'est certain", poursuit l'ancien président du PSG. Longtemps, il aurait souhaité voir Arsène Wenger s'asseoir sur le banc parisien. Il a aussi rêvé de la signature de Daniel Alves pour renforcer le couloir droit. 

Parfois, son carnet d'adresses lui permet d'obtenir des infos de première main. En 2007, il aurait ainsi passé un coup de fil à Alain Cayzac, alors président du PSG, pour en savoir plus sur les futures recrues. Son réseau, incomparable en Ligue 1, pourrait lui permettre de très vite trouver ses marques dans ce nouveau monde. Reste une inconnue, de taille. Pourra-t-il rivaliser avec Jean-Michel Aulas dans les tweet-clashs?

Ce n’est pas la première fois que le remplacement de Nasser Al-Khelaïfi est évoqué. En juin 2016, qatarinfos.net annonçait que l’un des frères de l’émir, Joaan bin Hamad bin Khalifa Al-Thani, prendrait la succession. En novembre, Yahoo ! affirmait de son côté que l’émir voulait se séparer de l’actuel président du PSG, sans nommer de potentiel successeur. Ce n’est également pas la première fois que le nom de Nicolas Sarkozy est associé au Paris Saint-Germain. Grand supporter du club (il assiste à 90% des matchs du PSG à la droite de… Nasser) et grand ami des dirigeants qataris (beaucoup lui prête une influence déterminante dans l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar décidée le 2 décembre 2010), l’ancien maire de Neuilly-sur-Seine avait déclaré au Point en 2008 vouloir un jour diriger son club de cœur. En 2013, il confiait à Paris Match, sur le ton de la boutade, "Si je ne suis pas réélu en 2017, je deviens président du PSG." Le 21 novembre dernier, nos confrères de RMC se posaient la question : "Sarkozy veut-il toujours devenir président du club ?". Il semblerait désormais que l’ancien président de la République ait toute latitude pour répondre "oui". Ce qui renforcerait assurément le statut de club le plus détesté de France du PSG…

Nicolas Sarkozy, futur président du PSG ?

Commenter cet article