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Publié par Bob Woodward

Europe : le diktat d'Obama ?

Le président américain, Barack Obama, a souligné jeudi 16 novembre, lors d’une visite d’adieux à Berlin, que la chancelière Angela Merkel avait été « une partenaire extraordinaire ». Le chef d’Etat américain et la chancelière allemande ont donné une conférence de presse commune à l’issue du dernier déplacement officiel de Barack Obama en Europe en tant que président des Etats-Unis. « Oui, c’est dur de se quitter, mais nous faisons de la politique et nous connaissons les règles de la démocratie », a répliqué la chancelière.

Interrogé sur l’éventuelle candidature d’Angela Merkel à sa propre succession, Barack Obama a répondu qu’il s’agissait de « sa décision de se présenter de nouveau ou pas. » « Si j’étais ici, si j’étais allemand et si je votais, je pourrais la soutenir », a-t-il cependant ajouté. Il a également salué la gestion allemande de la crise des réfugiés, ainsi que le « leadership » de la chancelière, et du président français, François Hollande, lors de la crise ukrainienne.
L’avenir très incertain de l’accord de libre-échange

Au cours de cette conférence de presse, Angela Merkel est revenue sur le TTIP, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis, après que l’élection de Donald Trump, qui a mené une campagne très protectionniste, assombrit l’avenir des négociations.

« Je me suis toujours beaucoup investie pour la conclusion d’un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, nous avons bien avancé dans les négociations, mais maintenant elles ne peuvent être conclues », a-t-elle dit, espérant cependant « y revenir un jour ».

Le TTIP était porté par la chancelière et M. Obama mais, au sein de l’UE, les voix étaient de plus en plus nombreuses pour s’y opposer, la France en tête, sur fond d’inquiétudes quant à une réduction des normes sociales, écologiques et de santé de l’Europe.

Enfin, Barack Obama s’est à nouveau exprimé en filigrane sur son successeur, Donald Trump, se déclarant « prudemment optimiste », après la victoire surprise du candidat républicain le 8 novembre. « Le président élu va vite se rendre compte que la responsabilité d’un président est quelque chose de très lourd et sérieux », a-t-il dit. Il a également dit espérer « que le président élu aura la volonté de tenir tête à la Russie lorsqu’elle ne respecte pas nos valeurs et les normes internationales ».

Le président américain Barack Obama, humilié en Grèce par une foule en colère, est néanmoins arrivé confiant en Allemagne. Chez Angela Merkel, le président américain s’est retrouvé dans son élément, sa haine de la Russie. Dans ce voyage d’adieu, nostalgique à souhait, il a encore appelé son successeur à faire face à la Russie. On se demande bien pourquoi.

Barack Obama demande donc à son successeur, Donald Trump, de se défendre contre la Russie, soulignant que c’est une préoccupation majeure. La Russie a complètement éclipsé sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel. Pourtant, lorsque Obama et Merkel ont tenu leur conférence de presse pour aborder l’avenir des relations entre les Etats-Unis et l’Europe, tout a été focalisé sur Donald Trump et la Russie.

Se référant aux nombreuses indications de Donald Trump parlant de «normalisation» des liens avec la Russie, Obama a déclaré qu’il espérait que l’homme d’affaires de New York protégerait les valeurs américaines et éviterait une approche dite «realpolitik» dans ses relations avec Moscou. Barack Obama n’a pas hésité à mentir.

«J’ai cherché une relation constructive avec la Russie, mais j’ai également été réaliste en reconnaissant qu’il y a des différences significatives dans la façon dont la Russie voit le monde et comment nous voyons le monde», a déclaré le président sortant.

«Et mon espoir est que le président élu adopte une approche aussi constructive: Trouver des domaines où nous pouvons coopérer avec la Russie, où nos valeurs et nos intérêts s’alignent» et en même temps «disposé à résister à la Russie où ils s’écartent de nos valeurs et normes internationales », a ajouté Obama.

Pendant son séjour à la Maison Blanche, Obama a essayé d’unir l’Europe contre ce qu’il a qualifié d’«agression russe», utilisant l’OTAN et des moyens économiques pour faire pression sur Moscou. Donc, quand il déclare «J’ai cherché une relation constructive avec la Russie», il ment.

Obama a néanmoins rendu hommage à Angela Merkel. Interrogé sur l’éventuelle candidature de la chancelière à sa propre succession, Barack Obama a répondu qu’il s’agissait de « sa décision de se présenter de nouveau ou pas. » « Si j’étais ici, si j’étais allemand et si je votais, je pourrais la soutenir », a-t-il cependant ajouté.

Europe : le diktat d'Obama ?

Le président américain Barack Obama dépose ses fonctions dans quelques semaines. Mais avant de démissionner, il a eu le temps de promulguer un projet controversé, selon lequel la base aérienne de Büchel (ouest de l’Allemagne) serait munie de nouvelles armes nucléaires.

Selon Der Spiegel, les Etats-Unis envisagent de moderniser leurs bombes nucléaires stationnées en Allemagne. Peu avant la fin de son mandat, le président américain Barack Obama a ainsi donné le feu vert à la dernière phase de développement d'un nouveau prototype de bombe nucléaire, précise le journal. Rappelons que l'Administration nationale de la sûreté nucléaire des Etats-Unis (NNSA) avait auparavant indiqué que les armes nucléaires de type B61-12 seraient fabriquées en série à partir de 2020. D'après Der Spiegel, elles seraient par la suite stationnées sur la base aérienne de Büchel dans l'Eifel (Rhénanie-Palatinat).
Selon les estimations de certains experts, entre 10 et 20 ogives nucléaires, datant de la Guerre froide, sont toujours stockées sur cette base, si bien que l'armée fédérale pourrait les utiliser en cas de nécessité, notamment pour équiper ses avions de chasse de type Tornado. Il est à noter que le parlement allemand s'était engagé en 2010 à œuvrer pour un retrait des armes nucléaires du territoire du pays. Toujours est-il que le gouvernement insistait alors sur la nécessité de la coordination de ce projet de la part de ses alliées de l'Otan, tout en refusant d'adapter une résolution unilatérale.

L’Allemagne continue de privilégier la relation transatlantique à la relation avec la France...La France est partie pour céder cette année aux Etats-Unis sa place de premier partenaire commercial de l'Allemagne, une première depuis la Réunification allemande qui vient souligner un écart qui se creuse entre les deux principales économies européennes.

D'avril à septembre inclus de cette année, l'Allemagne a exporté, chaque mois plus par-dessus l'Atlantique que chez le voisin français, selon les chiffres de l'Office allemand des statistiques. En septembre, dernier mois pour lequel les chiffres par pays sont disponibles, ce sont pour 10,7 milliards d'euros de biens et services qui sont partis vers les Etats-Unis, et pour 9,2 milliards vers la France.

Le qualificatif "premier partenaire commercial" est un poncif des louanges de la relation franco-allemande, et ne manque à aucune énumération de la solidité des liens entre les deux pays qui aiment voir en leur tandem le moteur politique de l'Europe. Les États-Unis, premier partenaire économique de l'Allemagne vont investir en janvier prochain un homme d'affaires "imprévisible" à la présidence, un événement que beaucoup de responsables politiques n'avaient pas prévu. Ils le voient approcher avec inquiétude. En plus des relations économiques, et du protectionnisme prôné par Trump en la matière, l'Allemagne s'inquiète du désengagement annoncé par Trump d' une organisation comme l'OTAN, trop coûteuse et stratégiquement obsolète selon lui.

Europe : le diktat d'Obama ?

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