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Publié par Bob Woodward

Les quartiers prioritaires sont-ils des zones de non-droit ?

Flambée de violence durant la nuit de samedi à dimanche dans le quartier du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Une centaine d’émeutiers s’en sont pris aux forces de l’ordre et ont tenté de détruire la mairie annexe dont toutes les vitres ont été brisées par des jets de pierres.

Vers 22 h 20 dans le secteur des rues Marie-Laurencin et Paul-Gauguin, une voiture de la brigade anticriminalité a essuyé un jet de cocktail Molotov. « L’engin incendiaire a atteint le véhicule mais ce dernier ne s’est pas embrasé », précise une source proche de l’affaire. Une trentaine de trublions ont jeté différents projectiles sur les forces de l’ordre. Les policiers se sont repliés et ont appelé du renfort. Au total, une cinquantaine de fonctionnaires ont dû faire face à une centaine d’assaillants.

« Ils ont bombardé la mairie annexe de pierre et toutes les vitres ont été brisées, ajoute une autre source. Mais les policiers ont réussi à les contenir pour éviter que le bâtiment ne soit détruit ». Fort heureusement aucun policier n’a été blessé. Aucune arrestation n’a pu être effectuée lors de l’affrontement. Le calme est revenu vers 1 heure du matin.

Durant la nuit de vendredi à samedi les policiers et les pompiers étaient tombés dans un guet-apens. Vers 21 heures, square du Mantois, les pompiers interviennent pour éteindre un feu de poubelles. En arrivant sur les lieux, quatre hommes leur lancent des bouteilles de verre et des pierres. La police arrive en renfort et essuie aussi des tirs de projectiles lancés dans leur direction et disperse les trublions. Les forces de l’ordre ont constaté que l’appel téléphonique passé aux pompiers était un leurre et qu’il n’y avait pas d’incendie.

Et déjà le week-end dernier, d’inquiétants faits de violence s’étaient produits. Pour l’heure aucune explication ne peut être avancée. Mais la saisie de 35 kilos de cannabis qui représente une perte financière importante pour les dealers et leurs familles pourrait expliquer cette animosité contre les policiers et les institutions. Délinquance, violences urbaines, règlements de compte, viols, dealers, trafic d’armes, certains de ces quartiers sont un terreau idéal pour le recrutement de terroristes islamistes. Ils ont été parfois le terrain d’émeutes violentes. La Police a souvent ordre de ne pas y entrer pour ne pas créer de troubles et d’émeutes. L’argent de la drogue finance les achats d’armes.

Antisémitisme, haine des « blancs », haine de la France, sentiment « anti-français »,  y sont répandus…

Le gang des barbares, Merah, Nemouche, Kouachi, Coulibaly, tous venaient de ces quartiers sensibles… Pour les 4 derniers tous y étaient devenus des islamistes radicaux.
Après l'agression de policiers en Essonne, touchés par un cocktail Molotov, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve ont fait une tournée dans les commissariats du département. Selon le Premier ministre, il n'y a "pas de zones de non-droit" en France.

"S'il n'y a pas de zones de non-droit, j'invite les membres du gouvernement à venir faire une promenade sur la Grande Borne sans les dispositifs de CRS partout, […] et on en reparlera" a lancé un délégué syndical de l'UNSA 91, au micro de BFM TV. Après l'agression de plusieurs policiers à Viry-Châtillon, les déclarations rassurantes du Premier ministre ont parfois eu du mal à passer pour les premiers concernés.
Il y a dix jours, des cocktails Molotov avaient été jetés sur des policiers au niveau d'un feu rouge. Quatre avaient été blessés, dont deux grièvement. "Nous sommes là pour vous exprimer notre soutien et notre solidarité" a d'abord affirmé Manuel Valls, avant de dénoncer un acte "d'une sauvagerie et d'une violence insupportables".

Ce qui fait réagir le syndicat concerne le diagnostic établi par le chef du gouvernement quant à certains territoires où les policiers doivent assurer leur mission tant bien que mal : "L'autorité de l'Etat sera assurée. Il n'y a pas de zone de non-droit" a-t-il déclaré. "Pourquoi il y a des incidents depuis plusieurs jours de nouveau ici (...) ? C'est parce que le travail de la police paie aussi, parce qu il y a eu 62 kg de résine de cannabis pris par les policiers" a-t-il notamment confié à un CRS présent pour monter la garde.

Aujourd'hui, de nombreux responsables politiques dénoncent une minimisation par le gouvernement de la situation de certains quartiers qui échappent au contrôle de la police et de l'Etat. L'utilisation du terme "sauvageon" par Bernard Cazeneuve pour désigner les délinquants qui ont agressé les policiers est notamment dénoncée.

A ceux qui pensent que nous « stigmatisons » des populations entières en désignant ces quartiers, c’est exactement la même lâcheté et la même hypocrisie qui a conduit à laisser perdurer des zones de non droit au sein même de la République.

 

Les quartiers prioritaires sont-ils des zones de non-droit ?

Lister des quartiers sensibles ce n’est pas stigmatiser des populations mais au contraire dénoncer l’abandon dans lequel on laisse ces populations qui sont les premières à souffrir de ces zones de non droit, de cette délinquance, de cette violence.
Les premières victimes sont les populations qui y vivent et qui n’ont pas les moyens de partir aller vivre ailleurs ! Elles n’ont d’autre choix que de subir le diktat des gangs, des dealers, des extrémistes…

Faut-il rappeler l’émeute de Trappes suite au simple contrôle d’identité d’une femme voilée ?
Faut-il rappeler ces hordes de jeunes qui ont dévalisées les corps lors du déraillement du RER à Juvisy ?
Faut-il rappeler les centaines de voitures brûlées par ces « jeunes des quartiers » lors du jour de l’an ou de diverses « festivités » ?
Enfin faut-il rappeler les émeutes de 2005 où les banlieues se sont enflammées parce que deux délinquants étaient morts suite à un délit de fuite ?

Il est honteux de continuer à se taire sur les quartiers « sensibles », honteux mais surtout dangereux et inconscient de faire comme si ils n’existaient pas et que tout allait pour le mieux dans nos banlieues...

Les quartiers prioritaires sont-ils des zones de non-droit ?
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