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Publié par Bob Woodward

Rachid Kassim, le recruteur de Daech ?

 

Son nom est apparu à plusieurs reprises depuis quelques jours, à la faveur de ce que les autorités présentent comme deux projets d'attentats avortés. Le premier à proximité de Notre-Dame de Paris où trois femmes (Ornella G., Sarah H. et Inès M.) sont suspectées d'avoir laissé, samedi 3 septembre, une voiture remplie de bonbonnes de gaz qu'elles auraient voulu faire exploser dans une rue passante. Le second, dans le 12e arrondissement de Paris où un adolescent a été arrêté, samedi 10 septembre, alors qu'il projetait, selon une source, de poignarder des passants sur la Coulée verte.
Mais à dire vrai, le nom de Rachid Kassim, un Français de 29 ans originaire de Roanne, est connu, depuis plusieurs mois, par les services de renseignements. À Saint-Étienne-du-Rouvray, où le père Hamel a été assassiné, comme à Magnanville, où un couple de policiers a été tué, son nom figurait déjà comme le possible commanditaire de ces attentats.
Au lendemain du massacre de Nice, ce djihadiste s'était mis en scène dans une vidéo mise en ligne le 20 juillet par la cellule de propagande de Daech. Un court film dans lequel Rachid Kassim, vêtu d'un treillis de camouflage, tête enturbannée et yeux maquillés de khôl, se félicitait de cette action terroriste et en annonçait de nouvelles, peu avant d'égorger, face à la caméra, un prisonnier.

Employé d'un centre social, amateur de rap (il a chanté quelque temps dans un groupe amateur), ce jeune Français, né de parents algériens, semble s'être radicalisé il y a environ cinq ans, après un séjour au Maghreb, selon Le Dauphiné libéré . Dans la mosquée An-Nour (littéralement « la Lumière ») qu'il fréquente à Roanne, son comportement alerte les fidèles. « Il recherchait à enrôler les jeunes en évoquant la question du paradis et en parlant du djihad », se rappelle le responsable de ce lieu de culte, fréquenté par de très nombreux étudiants. « Si tu continues, tu vas être mis dehors », le met en garde Abdennour Bentoumi, responsable de la mosquée, qui goûte peu son prosélytisme et sa radicalité.
En 2012, il rejoint la Syrie en passant par l'Égypte, avec femme et enfants. Là, il se met à propager, sur sa page Facebook et son compte Telegram, des messages de propagande en faveur de l'État islamique. Des « canaux » très suivis et qui seront fermés peu après. Après la mort d'Adel Kermiche, l'auteur de l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, Rachid Kassim reprend la chaîne Telegram du jeune djihadiste de 19 ans, qu'il continue alors d'alimenter. Il y publie notamment une liste d'une dizaine de personnalités qu'il désigne comme des cibles « à exécuter » aux 300 personnes qui sont abonnées à son compte.e nom de Rachid Kassim apparaît dans quatre récentes affaires de terrorisme récentes : Magnanville (Yvelines), Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), l'attentat déjoué aux bonbonnes de gaz à Paris et l'arrestation d'un mineur qui projetait de commettre des attentats dans le 12e arrondissement de la capitale. 

Via internet ou la messagerie Telegram, il a été en contact avec des personnes impliquées dans ces affaires. Parmi ses adeptes figurait notamment Larossi Abballa, abattu après avoir assassiné un policier et sa compagne, le 13 juin, à Magnanville. "Abballa faisait partie de son groupe Telegram, et Kassim a eu une véritable influence dans cette affaire", assure à l'AFP une source proche de l'enquête.

Son nom réapparaît quelques semaines plus tard, quand L'Express révèle que les enquêteurs ont découvert des conversations sur la  messagerie chiffrée Telegram entre Rachid Kassim et les assassins du prêtre Jacques Hamel dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), le 26 juillet. Rachid Kassim est suspecté d'avoir exercé au minimum "une influence virtuelle dans le passage à l'acte" des deux jeunes tueurs. Il serait également l'auteur de l'enregistrement audio d'Adel Kermiche diffusé une semaine après la tuerie de l'église sur Telegram. Le jihadiste serait donc devenu le nouvel administrateur du groupe de discussion d'Adel Kermiche qui, dans ce cas, lui aurait transmis ses codes d'accès avant de mourir sous les balles des policiers.

Il est à nouveau cité dans l'affaire des bonbonnes de gaz dans une voiture abandonnée à côté de Notre-Dame, à Paris. Le ministre de l'Intérieur évoque des femmes "fanatisées, radicalisées" et téléguidées depuis la Syrie. Selon une source proche de l'enquête, citée par L'Obs, "des éléments ont étayé qu'il avait été en contact via Telegram avec l'une des protagonistes". Le procureur François Molins a précisé, lors d'une conférence de presse, que l'une des trois femmes a été successivement la promise de Larossi Abballa, d'Adel Kermiche et enfin d'un autre homme arrêté en même temps qu'elle. Selon un "proche de l'affaire" dans Le Parisien, "toutes les jeunes femmes arrêtées à Boussy-Saint-Antoine (Essonne) étaient plus ou moins en contact avec ce jihadiste, via internet ou la messagerie Telegram. Cet homme est depuis un moment dans le collimateur des services de renseignement".

Dernière affaire, l'arrestation, samedi 10 septembre, d'un adolescent de 15 ans, dans le 12e arrondissement de Paris. Selon Le Parisien, il a reconnu au cours de sa garde à vue "avoir voulu mourir en martyr après avoir tué tout un tas de kouffars [mécréants]" à l'arme blanche. Une source proche de l'enquête indique à l'AFP que le mineur était en contact via Telegram avec Rachid Kassim.

Agé de 29 ans, Rachid Kassim est originaire de Roanne (Loire) où il a été animateur social. D'après Le Parisien, il était "chargé d'accompagner les enfants d'un centre social à la cantine". Ancien amateur de rap, ayant pratiqué le karaté, il quitte la France avec sa famille pour l'Égypte en 2012 avant d'arriver en zone irako-syrienne, d'après Europe1.

"Avant son départ, ses proches l’avaient vu changer, au retour d’un séjour en Algérie. Transformé et obnubilé par le Coran, il se crée des inimitiés jusque dans les mosquées, où ses discours extrémistes gênent les fidèles", écrit Le Dauphiné Libéré. "A l'époque, des frères se sont mobilisés dès qu'ils ont senti une dérive dans ses paroles. Ils l'ont emmené à des séminaires. Il a prétendu qu'il était repenti et avait compris ses erreurs", se remémore un membre d'une association locale, interrogé par L'Express.

Rachid Kassim, le recruteur de Daech ?

Le 20 juillet, une semaine après l'attaque de Nice, il apparaît à visage découvert dans une vidéo tournée dans la zone irako-syrienne, dans laquelle il félicite le terroriste Mohamed Lahouaiej Bouhlel, pour l'attentat de Nice. Il décapite ensuite un otage soupçonné d'espionnage.

Connu des services antiterroristes, Rachid Kassim est très actif sur les réseaux sociaux, où il utilise son nom ou son prénom. ll a animé une page Facebook où il diffuse des messages ultraviolents. Sa chaîne Telegram serait suivie par 200 à 300 personnes, selon les sources.

Sur Telegram, il a communiqué une liste d'une dizaine de personnalités désignées comme des cibles à exécuter, selon Le Point qui affirme que "les autorités françaises pensent que Rachid Kassim pourrait être l'inspirateur d'une dizaine d'actes terroristes ou tentatives d'attaques (...). Son nom a été cité par une adolescente de Melun, arrêtée en août alors qu'elle se préparait à commettre un attentat. Rachid Kassim semble également avoir encouragé la jeune majeure écrouée, le 10 août, à Clermont-Ferrand pour avoir posté sur les réseaux sociaux des messages inquiétants laissant craindre un possible passage à l'acte."

Dans ses messages, il donne des consignes et des conseils pour mener un "jihad de proximité". Les modalités de l'attaque à la voiture piégée correspondent à la lettre aux consignes que Rachid Kassim dispense. Pour Saint-Etienne-du-Rouvray, il aurait joué un rôle d'intermédiaire. Selon les enquêteurs cités par l'AFP, "c'est lui qui a mis en contact les deux tueurs et donné les consignes". D’après l’Express, ce n'est autre que Rachid Kassim qui aurait repris à son compte la chaîne Telegram de l’un des assassins du prêtre, un jeune radicalisé de la commune, Adel Kermiche, 19 ans, après que ce dernier a été abattu par les policiers. Depuis la zone de combat irako-syrienne, il aurait ainsi continué à alimenter la dite chaîne, en postant notamment un message où il félicitait ses "frères" pour l’opération. Ce qui suggère, écrit l’Express, qu’ Adel Kermiche "a transmis" ses codes d’accès à Rachid Kassim avant de mourir. 

"Aujourd'hui, cet homme apparaît comme le donneur d'ordre, le planificateur ou celui qui suscite des vocations (...) il est depuis un moment dans le collimateur des services de renseignement", confie une source proche du dossier au Parisien. C'est au cours d'un séjour en Algérie que Rachid Kassim aurait basculé dans l'islam radical. Du reste, on sait encore peu de choses sur l'individu, si ce n'est son appétence pour le djihad médiatique et la dissimulation. Fin 2015, c'est sous le nom de "Nicole Ambrosia", que l'intéressé distillait (déjà) sur Facebook sa propagande...

Les autorités françaises pensent que Rachid Kassim pourrait être l'inspirateur d'une dizaine d'actes terroristes ou de tentatives d'attaques qui ont, parfois, causé des victimes et entraîné des arrestations. Son nom a été cité par une adolescente de Melun arrêtée en 4 août alors qu'elle se préparait à commettre un attentat. Rachid Kassim semble également avoir encouragé la jeune majeure écrouée le 10 août à Clermont-Ferrand pour avoir posté sur les réseaux sociaux des messages inquiétants laissant craindre un possible passage à l'acte.
« Toutes les jeunes femmes arrêtées à Boussy-Saint-Antoine (Essonne) étaient plus ou moins en contact avec ce djihadiste, via Internet ou la messagerie cryptée Telegram », relèvent les enquêteurs. C'est lui qui aurait suggéré le mode opératoire de l'attaque de Notre-Dame de Paris. « Remplir une voiture de bonbonnes, la garer dans un endroit fréquenté... et boom », avait-il écrit sur Telegram.

Rachid Kassim, le recruteur de Daech ?

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Maéva 15/09/2016 11:25

Il n'y a plus d'autres sujets dans le monde à part ces islamistes criminels enragés ?
Laissez la police faire son job et arrêter de communiquer sur l'Islamisme, ça nous intéresse pas !