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Publié par Bob Woodward

Les bombes sales de Daech...

 

Pour l'attentat de Bagdad qui a emporté la vie de près de 300 personnes, les islamistes ont utilisé une bombe à composition unique.
L'enquête sur la tragédie qui a frappé l'Irak le 3 juillet, lorsque 292 personnes ont trouvé la mort, a montré que la bombe utilisée par les terroristes avait une composition chimique inhabituelle.
Le plus important attentat de l'histoire de l'Etat islamique (Daech) a été soigneusement préparé, souligne la BBC.
Pour la première fois, Daech a utilisé une nouvelle tactique, qui a permis aux terroristes de passer inaperçus, ce qui est très préoccupant selon un agent de sécurité à Bagdad.
La position de l'engin explosif dans la voiture était également inhabituelle. "Une telle bombe est très difficile à fabriquer", a déclaré un spécialiste des explosifs proche de l'enquête. Elle aurait été confectionnée à Falloujah, en Irak, actuellement contrôlée par les islamistes.
Les attaquants ont sans doute modifié la formule accessible sur Internet pour préparer un engin difficile à détecter mais qui a des effets nocifs importants. Les produits chimiques composant cette bombe ont été pour la première fois utilisés en Irak, notent les experts.
Après la première explosion, le 3 juillet, la température ambiante a monté à tel point qu'on se sentait comme sur la surface du Soleil. L'explosion elle-même a tué 20 à 30 personnes, mais l'incendie qu'elle a provoqué a emporté la vie de centaines de personnes.
Ce jour-là, la veille d'une fête musulmane, le centre commercial devant lequel a explosé la voiture était plein de monde. Des supporters s'étaient rassemblés pour suivre un match de football, les salles de billard étaient également combles.ix jours seulement après les attentats de Bruxelles revendiqués Daech, le scénario catastrophe d'une «bombe sale» entre les mains de jihadistes de l'Etat islamique (EI) va peser sur les travaux d'un sommet international sur la sûreté nucléaire organisé jeudi et vendredi à Washington (Etats-Unis) par le président Barack Obama.
Le locataire de la Maison Blanche, qui quittera le pouvoir en janvier, avait lui-même lancé en avril 2010 ce rendez-vous d'une cinquantaine de pays réunis dans la capitale fédérale américaine. Dans un discours resté fameux donné à Prague (République tchèque) en avril 2009 sur «un monde sans armes nucléaires», Barack. Obama avertissait que le risque d'une «attaque nucléaire» représentait «la menace la plus immédiate et la plus extrême pour la sécurité mondiale». 
Des médias belges et internationaux rapportaient ces derniers jours que la cellule islamiste bruxelloise des attaques du 22 mars avait prévu de fabriquer une «bombe sale» radioactive, à la suite d'une surveillance par vidéo d'un chercheur du Centre d’études nucléaires (CEN) de Mol (Belgique) mise sur pied par les frères Bakraoui, deux des kamikazes de Bruxelles. par ailleurs, Le jour des attentats le gouvernement belge décidait en urgence le renforcement de la sécurité des centrales nucléaires, craignant qu'elles ne soient ciblées. 
Washington propose de sécuriser les infrastructures nucléaires belges
Le coordinateur de l'Union européenne pour la lutte contre le terrorisme Gilles de Kerchove avertissait aussi dans «La Libre Belgique» qu'une éventuelle cyberattaque, une prise de contrôle par internet, «d'un centre de gestion d'une centrale nucléaire» par des mouvements jihadistes pourrait survenir «avant cinq ans». Le recul de Daech  en Syrie et en Irak lui font craindre des attentats en Europe. Et juste après le carnage dans la capitale européenne, le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano prévenait : «Le terrorisme se répand et la possibilité que des matériaux nucléaires soient employés ne peut pas être exclue». 
Signe de l'inquiétude de Washington, la Maison Blanche a proposé à la Belgique «l'assistance» des Etats-Unis «pour protéger les infrastructures nucléaires» du pays, qui a d'ailleurs déployé des militaires autour de ses centrales.
Bien que le sommet sur la sûreté nucléaire ne soit pas exclusivement consacré au risque terroriste, des pays de la coalition militaire internationale anti-jihadiste se réuniront en marge de la conférence plénière. 
Si très peu d'experts pensent que le groupe EI puisse un jour se doter d'une arme atomique, beaucoup craignent qu'il ne s'empare d'uranium ou de plutonium pour tenter d'assembler une «bombe sale». Un tel engin ne provoquerait pas d'explosion nucléaire mais la diffusion de radioactivité aurait de terribles conséquences sanitaires, psychologiques et économiques. Quelques grammes d'iridium, un matériau très radioactif, ont été volés en novembre 2015 dans le sud de l'Irak, à Bassorah, avait révélé l'agence Reuters en février. 
D'après des données de l'AIEA, quelque 2.800 incidents relatifs à des trafics, possessions illégales ou pertes de matériaux nucléaires ont été répertoriés dans le monde ces 20 dernières années. Et selon des experts américains en non-prolifération, le stock mondial d'uranium hautement enrichi s'élevait à la fin de 2014 à 1.370 tonnes. L'essentiel se trouve en Russie.

Les bombes sales de Daech...

Mais Vladimir Poutine fut absent de la réunion, tout comme les dirigeants d'Iran et de Corée du Nord, aux programmes nucléaires controversés.  Le président Obama doit accueillir une cinquantaine de dignitaires étrangers, parmi lesquels ses homologues français François Hollande, chinois Xi Jinping, sud-coréenne Park Geun-Hye, turc Recep Tayyip Erdogan, ukrainien Petro Porochenko, ainsi que les Premiers ministres japonais Shinzo Abe et indien Narendra Modi.La Turquie, la Chine ou encore les Etats-Unis sont impliqués dans la fourniture de composants pour la fabrication des bombes du groupe Etat islamique. 
Une cinquantaine de sociétés de 20 pays sont impliquées, à des degrés divers, dans la fourniture des composants qui servent à fabriquer les bombes du groupe Etat islamique, montre une étude commandée par l'Union européenne et publiée jeudi. Les plus de 700 composants, câbles, produits chimiques et autres utilisés par Daech pour fabriquer des engins explosifs improvisés, ont transité par 51 sociétés turques, chinoises, brésiliennes, russes ou encore américaines, précise l'étude, réalisé par Conflict Armament Research (CAR) pour le compte de l'UE.
Ces explosifs sont désormais produits à une "échelle quasi-industrielle" par Daech, qui utilise des composants autorisés et largement disponibles comme les engrais chimiques et les téléphones mobiles, explique le CAR. Le commerce de ces petits composants bon marché, dont certains n'ont pas besoin de licences à l'export, est bien moins surveillé que les transferts d'armes. Le pays le plus représenté dans la chaîne de fabrication est la Turquie, avec un total de 13 sociétés. L'Inde arrive en seconde position avec sept sociétés qui ont fabriqué l'essentiel des détonateurs et autres cordons de mises à feu. Tout ce matériel a été exporté légalement dans le cadre de licences émises en Inde à des entités au Liban et en Turquie.
Certains composants peuvent être acquis par l'EI moins d'un mois après leur arrivée en toute légalité chez ses fournisseurs dans la région. Selon James Bevan, directeur exécutif de CAR, inciter les fournisseurs à avoir des systèmes de comptabilités efficaces pour établir le lieu de destination des marchandises aurait un effet dissuasif. Il précise que le gouvernement turc a refusé de coopérer avec l'enquête menée par CAR, de sorte que le groupe n'a pas pu déterminer l'efficacité de la législation turque sur le suivi des composants. CAR a pu avoir accès aux composants par exemple via les milices kurdes YPG soutenues par Washington en Syrie, la police fédérale irakienne, le Conseil de sécurité de la région du Kurdistan et les forces du Gouvernement régional du Kurdistan. Les composants ont été récupérés lors de grandes batailles en Irak à Al Rabia, Kirkouk, Mossoul et Tikrit et dans la ville syrienne de Kobani.

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