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Publié par Bob Woodward

Le prochain tsunami se déroulera à 3500 m d'altitude...

Une série de tremblements de terre ont fissuré les montagnes du Pamir, dans l’est du Tadjikistan. Là, le plus jeune lac d’Asie centrale menace d’inonder une zone où vivent 5 millions de personnes. Le barrage Usoi est un barrage naturel du Tadjikistan situé dans le Pamir. Avec une hauteur de 500 à 700 mètres et un volume d'environ deux kilomètres cubes, il est considéré comme le plus grand barrage naturel du monde. Créé le 18 février 1911 par un glissement de terrain au cours du séisme de Sarez, il a englouti le village d'Usoi dont il porte le nom et est à l'origine de la formation des lacs Shadau et Sarez, ce dernier mesurant près de 56 kilomètres de longueur, par le barrage du lit de la rivière Murghab.
La rupture du barrage au cours d'un puissant séisme ou en raison de la liquéfaction du sol ou d'un nouveau glissement de terrain constituerait une catastrophe naturelle majeure pour les populations et les infrastructures en aval en raison du volume de 16 074 km3 d'eau retenue dans le lac Sarez. Les vallées en aval sont celles du Bartang, du Piandj puis de l'Amou-Daria, des régions agricoles et industrielles avec une forte densité de population.
Depuis des années, les scientifiques signalent que le lac Sarez est instable. Les récents tremblements de terre en Afghanistan, qui ont fait de 3 000 à 5 000 morts et fissuré les montagnes du Pamir, renforcent leur inquiétude. Mais le Tadjikistan, pays montagneux de 5,7 millions d’habitants dont l’économie a été ruinée par la guerre civile et les catastrophes naturelles, ne peut affronter seul cette nouvelle crise et a besoin du soutien de ses voisins. Aussi le président tadjik, Imomali Rakhmonov, a-t-il demandé l’aide de la Russie et des trois autres Etats limitrophes, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Turkménistan, qui seraient également touchés si le barrage naturel retenant le lac Sarez venait à céder.

Rien ne vous prépare au spectacle du lac Sarez. Il surgit presque brutalement au détour d’un paysage lunaire, scintillant d’un bleu profond quasi surnaturel. Des falaises désolées plongent droit dans l’eau. Au-dessus du barrage, une cicatrice géante marque l’endroit où la montagne s’est écroulée et a bloqué la vallée. Par une froide nuit de février 1911, le village d’Usoy fut balayé quand cet immense glissement de terrain, déclenché par un tremblement de terre, remplit la vallée sur une profondeur de 800 mètres. Cette nuit-là, 180 personnes périrent. Les jours qui suivirent, la rivière, bloquée, commença à enfler derrière le nouveau barrage. Huit mois plus tard, le village de Sarez était englouti, laissant son nom au lac. Dans la vallée, tout le monde est au courant du danger qui rôde au sommet, mais le flegme est de mise, car personne n’y peut rien. Les habitants de l’ancien village de Sarez avaient été réinstallés ailleurs avant que les eaux de l’inondation ne les atteignent. Mais ce territoire montagneux, très escarpé, ne peut pas abriter les milliers de paysans qu’il faudrait aujourd’hui évacuer de la vallée en aval du lac. Ils sont donc prisonniers de leur terre. Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est prier pour que leur malheur ait cessé avec le séisme de 1911. Seule consolation : si la chance les trahit, le monde entendra davantage parler de leur triste sort que de celui des malheureux habitants d’Usoy il y a quatre-vingt-sept ans. Il ne faut pas se fier à son eau turquoise, le lac Sarez, aussi poétiquement nommé « la Perle Bleue » est un assassin en puissance. Situé dans l’est du Tadjikistan, une région aux terrains instables, il menace la vie des habitants aux alentours. Leur survie ne tient qu’à un barrage, et il pourrait s’effondrer à tous moments.
Perché à 3600 mètres d’altitude le lac Sarez est le plus grand lac montagneux du monde. Et surtout le plus dangereux ! En 1911, un séisme d’une magnitude de 7,4 a déclenché un glissement de terrain détournant le cours du Bartang et formant un barrage naturel : le barrage Usoi. Plusieurs villages ont été enfouis dont celui qui lui a donné son nom.
105 ans plus tard, avec ses 70 km de long pour une profondeur de 505 mètres, le lac Sarez ne cesse de grandir, menaçant la vie de plusieurs millions d’habitants aux alentours. Sa dangerosité est telle que son accès est interdit depuis plus d’un siècle. Pour le visiter les touristes ont besoin d’un laissez passer. Et d’après les scientifiques, le lac n’est pas près de se stabiliser. Déjà en 1967, des géologues ont remarqué des fissures de deux kilomètres de longueur sur la rive droite du lac. Il y a donc un risque pour qu’un nouvel éboulement de terrain fasse céder le barrage impactant ainsi plusieurs zones. Environ 6 millions de personnes au Tadjikistan, au Turkménistan, en Ouzbékistan et en Afghanistan pourraient être touchées selon le Comité pour les situations d’urgence de la République du Tadjikistan. Il faudrait évacuer plusieurs milliers d’habitants de la vallée en aval du lac mais c’est impossible. Avec ses 8 millions d’habitants dont 32% vivant sous le seuil de pauvreté national, le pays manque de moyen. En plus, les séismes sont fréquents dans cette région . En décembre 2015, un tremblement de terre d’une magnitude de 7,2 sur l’échelle de Richter, s’est produit pas loin du lac Sarez. Un mois plus tôt, en Afghanistan et au Pakistan, pays limitrophes au Tadjikistan, 300 personnes ont perdu la vie à cause d’un tremblement de terre, renforçant l’inquiétude des spécialistes. Pour faire face à cette menace d’éboulement, des postes de surveillance ont été installés par les autorités pour surveiller les changements soudains du niveau de l’eau et prévenir les habitants. Un effort qui semble bien dérisoire face à la dangerosité de la menace.
Le lac Sarez se trouve au cœur des montagnes du Pamirs, au Tadjikistan, et abrite 16 kilomètres cube d’eau. Formé depuis un siècle par un gigantesque éboulement, le Lac préoccupe les scientifiques de la planète, qui tentent de sonner l’alerte au prêt des autorités locales pour anticiper une catastrophe naturelle, qui selon eux pourraient causer des pertes humaines 200 fois plus importantes que celles provoquées par le Tsunami de 2006 en Asie du sud-est (220 000 victimes). Pour éviter le pire, le comité des situations d’urgences du Tadjikistan, représenté en la personne de Kandam Maskaev, fait de la situation du Lac Suarez, sa priorité. Chaque mois des scientifiques se rendent sur les lieux en hélicoptère pour analyser l’évolution du lac, et un centre d’observation financé par la Banque mondiale et le gouvernement Suisse a été installé au bord du lac dans le but de prévenir un éventuel débordement et surtout de trouver des solutions, qui à long terme réduiraient les risques de submersion du barrage.

Le prochain tsunami se déroulera à 3500 m d'altitude...

Le lac Sarez s’est formé le 18 février 1911, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7.4 sur l’échelle de Richter, a provoqué l’écroulement d’un flanc de la montagne d’environ 2.2 km3 obstruant la rivière situé en aval du lac. Le glissement de la masse rocheuse a créer le plus grand barrage naturel du monde, 567 mètres de hauteur et 3 km de long qui retient une rivière alpine de 17 millions de mètres cube de neige et de glaciers fondues. Les scientifiques qui se penchent sur la question craignent que le lac de 56 kilomètres de long, puissent d’une façon ou d’une autre se libérer et ensevelir les villages des vallées du Bartang et du Panj, avant de rejoindre la plus importante rivière d’Asie centrale : L’Amu Daria qui se jette dans la très controversée Mer d’Aral. Le facteur le plus probable, qui pourrait faire rompre ce barrage naturel, est qu’un nouveau tremblement de terre vienne secouer la région. Facteur potentiellement inquiétant étant donné que les Pamirs, la région Est du Tadjikistan représentent un lieu de risque sismique d’amplitude 7 programmé environ une fois tous les siècles. De plus, « un autre glissement potentiel situé à 3 km en amont du barrage naturel, menace de sombrer dans le lac et sa chute provoquerait une vague qui pourrait éventuellement submerger le barrage et entraîner une inondation de la vallée aval », s’inquiète des spécialistes sur le site internet de l’université hydraulique de liège. Puis, comme le montre les résultats des premières études réalisées à ce sujet, le glissement se rapproche du lac de 1 voir 2 cm par an. Cependant, plus positif que d’autres scientifiques, le centre de prévention de risque Hydrocosmos installé dans le région de puis 2001 pour évaluer les réels possibilités de déluge, préconise que selon leur simulation d’éboulement réalisé sur leur logiciel Wolf 2D, la vague ne devrait pas dépasser les 100 mètres. Une hauteur insuffisante pour lui permettre de franchir la digue naturelle qui la retient.
« Je ne suis pas au courant de l’existence de plans d’intervention régionaux qui seraient appropriés au potentiel risque que cela présente » révèle Sergei Vinogradov, expert en géopolitique de l'eau à l’université de Dundee au Royaume-Uni. En d’autres termes, vu l’ampleur de la catastrophe, si elle venait à arriver, aucune construction ou infrastructure humaine ne pourraient réellement protéger les premières personnes exposées aux danger. Pourtant le projet des Nations Unies « International Strategy for Disaster Reduction » chargé de prévenir plutôt que de guérir, a rassuré les populations locales après avoir disposé des alarmes dans les 17 villages se situant à proximité du lac. Les habitants de Barichidiv, le village le plus proche du barrage, disposeraient de 17 minutes pour rejoindre les abris d’approvisionnement positionnés en hauteur de la vallée. Certes, nous sommes loin du début du siècle où les autorités soviétiques ont mis 6 semaines avant d’être alerté du tremblement de terre qui est à l’origine de ce lac et de l’ensevelissement total du village d’Usoi (300 morts), qui a donné son nom au barrage.
Dans le bassin de Murgab qui entoure le lac on dénombre 879 glaciers, qui représentent ensemble, un total de 12.3 km3 d’eau, soit un volume d’eau largement suffisant pour faire basculer le la réserve d’eau contenue dans la lac hors du barrage. Faut-il encore que ces glaciers fondent et qu’ils se dirigent vers le lac. Rien de sûr…

Le prochain tsunami se déroulera à 3500 m d'altitude...

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