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Publié par Bob Woodward

Les amitiés africaines du FN

Au pouvoir par coup d'État depuis 1979 en Guinée Équatoriale, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, 73 ans, vient d'être réélu pour la 4e fois à la tête du pays le 24 avril dernier, avec 93,7% des voix.
Sa cérémonie d'investiture avait lieu le vendredi 20 mai à Malabo, la capitale.
Depuis 2012, son fils, Teodoro Nguema Obiang Mangue (dit "TNO") est poursuivi par la justice française dans le cadre de l’affaire de détournement de fonds publics dite des "biens mal acquis".
"Je suis venu avec une délégation pour assister à l'investiture du président Obiang que nous avons en considération", a déclaré Jean-Marie Le Pen à la télévision d'Etat, mercredi soir, dès son arrivée à l'aéroport de Malabo.
"Jean-Marie Le Pen n’était pas l’invité personnel du président. Il a été invité par un ancien ministre de l’éducation, Lucas Nguema Esono, qui connaît Marcel Ceccaldi, un avocat proche de M. Le Pen. C’est comme cela qu’il s’est retrouvé à la cérémonie d’investiture", explique Miguel Oyono, l’ambassadeur de Guinée équatoriale à Paris, sur la page web du quotidien Le Monde, avant d'ajouter qu’une invitation a été transmise au gouvernement français mais qu'elle "n’a toujours pas reçu de réponse."
La Guinée Équatoriale fait face à une récession économique dans le sillage de la baisse mondiale des cours du pétrole depuis plus de 3 ans. L'État autocratique africain a ainsi vu sa croissance reculer de -7.6% en 2013.
Depuis la mise en production du champ pétrolier Zafiro en 1996, le pétrole représente 99% des exportations et 89% de la richesse nationale du pays pétrolier. Avec une production de brut s’élevant à 400 000 barils jour, la Guinée Équatoriale se classe en 2015 cinquième producteur de pétrole en Afrique.
Dès sa descente d’avion, mercredi 18 mai, M. Le Pen a signifié sa « considération » au micro de la télévision d’Etat à l’endroit de son hôte. Vendredi, il a eu droit à une salve d’applaudissements au centre de conférences de Sipopo et deux jours plus tard, il a pu s’entretenir avec le chef de l’Etat tout juste réinvesti. M. Le Pen a ainsi publié sur Twitter deux photographies de lui, en tenue immaculée, au côté de M. Obiang Nguema.« Jean-Marie Le Pen n’était pas l’invité personnel du président. Il a été invité par un ancien ministre de l’éducation, Lucas Nguema Esono, qui connaît Marcel Ceccaldi, un avocat proche de M. Le Pen. C’est comme cela qu’il s’est retrouvé à la cérémonie d’investiture », affirme au Monde Miguel Oyono, l’ambassadeur de Guinée équatoriale à Paris, manifestement gêné par ce voyage. Le diplomate précise qu’une invitation a été transmise au Quai d’Orsay pour le gouvernement et l’Elysée mais que celle-ci « n’a toujours pas reçu de réponse. »
Membre de cette délégation d’extrême droite, Marcel Ceccaldi avance pour sa part que « c’est une amie commune du président Obiang et de Jean-Marie Le Pen qui est à l’origine de l’invitation ». L’avocat, proche du FN et habitué du continent africain – il fut notamment début 2011 l’un des soutiens de l’ivoirien Laurent Gbagbo lorsque celui-ci refusait de quitter le pouvoir – tait le nom de cette « amie » mais s’avère plus loquace lorsqu’il s’agit de développer le sens de cette rencontre entre le doyen des chefs d’Etat africains en exercice et l’eurodéputé octogénaire qui avait prévu de quitter Malabo mardi 24 mai au soir. « Il est tout à fait normal que, en vertu des inconséquences de la politique française, un chef d’Etat africain consulte une personnalité politique française comme M. Le Pen », dit-il.
Démentant les suspicions autour d’une visite aux motivations financières, M. Ceccaldi évoque des analyses convergentes sur la politique internationale avec « plusieurs présidents africains ». Dans son viseur : « La Cour pénale internationale, un instrument aux mains des grandes puissances » et les interventions militaires françaises en Libye – il est l’un des avocats de Saïf Al-Islam Kadhafi – ou au Mali. « L’ordre et la sécurité sont des priorités des présidents africains. Or, qui est à l’origine de ce désordre ? Ce sont les grandes puissances occidentales et en premier lieu la France », juge-t-il. « Jean-Marie Le Pen a moins d’obligations au FN alors autant en profiter. C’est le premier voyage d’une série qui ne le mènera pas seulement en Afrique », ajoute son conseiller, Lorrain de Saint-Affrique, « impressionné par les réalisations, dignes des pays du Golfe », de cet émirat pétrolier d’Afrique centrale, tenu d’une main de fer par le clan Obiang Nguema.
Entre l’extrême droite française et un certain nombre de palais africains, l’histoire s’est nouée à la fin de la guerre d’Algérie avec le recyclage d’anciens de l’OAS dans l’entourage de plusieurs présidents d’Afrique subsaharienne. C’est par l’entremise d’un de ces anciens que Jean-Marie Le Pen avait d’ailleurs rencontré le gabonais Omar Bongo en 1987. Vingt ans plus tard, c’est un autre voyage africain qui fera parler de lui : celui de Jany Le Pen, l’épouse du chef, au Cameroun, accompagnée de l’« humoriste » Dieudonné, avec en prime un soutien appuyé de la première dame, Chantal Biya, aux idées du FN. Par ailleurs, Louis Aliot, le vice-président du FN, est l’un des responsables politiques français les plus véhéments sur le Congo-Brazzaville depuis que l’ex-ministre Guy Brice Parfait Kolélas, avec qui il avait travaillé sur le programme présidentiel de M. Le Pen en 2002, a rejoint l’opposition.
Les amitiés, les relations n’expliquent pas tout. Entre le FN et les pouvoirs au sud du Sahara émerge un discours commun sur la souveraineté des Etats face aux « diktats d’une élite mondialisée » et la nécessité de s’en remettre à des « hommes forts » en temps de crise.
A Malabo, ce voyage de M. Le Pen est cependant diversement apprécié. Une source au sein des autorités confie, sous couvert d’anonymat, que « plusieurs membres du gouvernement étaient contre ». « Le président Obiang, dit-elle, a rencontré à Paris, lors de la COP 21, Manuel Valls, Nicolas Sarkozy et François Fillon, alors pourquoi recevoir Le Pen si l’on veut rétablir de bonnes relations avec Paris ? »S'il bénéficie parfois sur le continent noir d'une bienveillance inattendue, le FN y traîne un lourd passé. Sa nouvelle direction tente de se délester de ce fardeau, mais peine à élaborer une stratégie cohérente.
La scène, un rien déroutante, date du 21 avril 2002. La télé qui ronronne dans le salon-bar de l'hôtel La Tchadienne, le Novotel de N'Djamena, vient de livrer le verdict du premier tour de la présidentielle française: Jean-Marie Le Pen, le candidat du Front national, devance Lionel Jospin et défiera, à l'heure du ballottage, le sortant Jacques Chirac.  
Ni stupeur ni dépit chez les clients africains attablés. Au contraire: la plupart exultent et applaudissent. Sidéré, l'essayiste Antoine Glaser, vieux routier du continent, apostrophe ses voisins. "Le Pen, quand même..." La riposte cingle: "Lui, au moins, il défend bien la tribu des Blancs." 

Les amitiés africaines du FN

Deux septennats plus tard, en sa retraite bourgeoise et surannée du parc de Montretout, le président d'honneur en sursis du FN enfonce le clou: "On prétend que les gens de couleur me sont hostiles. Archifaux, assène-t-il. En ville, au restaurant, dans les aéroports, les réactions sont le plus souvent bienveillantes. L'autre jour, à la sortie d'Orly, un groupe de Noirs m'a interpellé en ces termes: 'Dites donc, elle est pas cool, la fille!'" Allusion à l'héritière Marine, parfois gratifiée elle aussi de louanges paradoxales.  On a ainsi vu en janvier 2012 une poignée de fils de l'ex-Zaïre défiler dans Paris aux cris de "Le Pen, oui! Le Congo aux Congolais! La France aux Français!". Etrange mansuétude envers un parti qui, en dépit de ses dénégations, persiste à surfer sur les pulsions xénophobes d'une France aigrie. Etrange, ambiguë, mais certes pas inexplicable.  
Ses ressorts? Le chacun-chez-soi, le culte de l'ordre et de la patrie, une vision aussi simpliste que radicale de la souveraineté, l'obsession identitaire, le dogme de la non-ingérence, l'angoisse qu'inspirent ici la mondialisation, là l'hydre djihadiste; mais aussi, à la marge, une forme de nostalgie pour l'implacable rigueur du système colonial, quitte à en escamoter la brutalité et l'injustice. 
Le flirt entre l'extrême droite hexagonale et les pouvoirs subsahariens vient de loin. Sa matrice: l'OAS et les soldats perdus de l'Algérie française. Dans un livre d'entretiens, Maurice Robert, ancien patron du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage - le SDECE, ancêtre de la DGSE -, raconte comment il procurait de faux passeports aux frères "égarés", aussitôt exfiltrés sous les tropiques. Et ce avec l'aval de Jacques Foccart, le marabout africain de la France gaulliste.  
Au sein de cette cohorte figurent plusieurs compagnons d'armes ou de bordée du jeune Breton Jean-Marie Le Pen, député puis élu du Sénat de la communauté, l'organe censé régir l'"association" entre Paris et son empire finissant. Citons "Loulou" Martin, rayé des cadres après l'échec du putsch d'Alger et propulsé deux ans plus tard à la tête de la garde présidentielle (GP) du Gabonais Omar Bongo, alors prénommé Albert-Bernard.  
Le parcours d'un autre frontiste vaut le détour: celui de Jacques Duchemin, tour à tour sous-secrétaire d'Etat à la Guerre de Moïse Tschombe, président du Katanga sécessionniste, conseiller du Tchadien François Tombalbaye, ministre de Sa Majesté impériale centrafricaine Bokassa Ier, et éminence gris-blanc d'un éphémère chef de gouvernement du Congo-Brazzaville contraint à l'exil. Ancien capitaine de la Coloniale, Jean-Bedel Bokassa attira dans son orbite plus d'un équipier du père Le Pen. Dont Roger Delpey, l'informateur du Canard enchaîné dans l'affaire des diamants, si coûteuse pour Valéry Giscard d'Estaing, et Roger Holeindre qui, un temps hébergé dans le fameux château yvelinois d'Hardricourt, acquerra ensuite, pour y loger son Cercle national des combattants, celui de Neuvy-sur-Barangeon (Cher), autre propriété de l'ubuesque empereur.  
"J'ai toujours eu de la tendresse pour Bokassa, confesse l'amer ermite de Montretout. Je l'ai invité plusieurs fois à dîner quand il était dans la débine. Il m'a d'ailleurs offert une épée de son sacre, hélas disparue dans l'incendie [en janvier 2015] de ma résidence de Rueil-Malmaison." 
Le tropisme barbouzard de la galaxie lepéniste a tardé à rendre les armes. Autrefois attaché de cabinet du "Menhir", François-Xavier Sidos a commandé la 2e compagnie de la GP des Comores, terrain de jeu favori du mercenaire Bob Denard. Quant à Bernard Courcelle, il a enrichi son CV de chef du département protection et sécurité du FN - le service d'ordre maison - de quelques piges exotiques, dont une auprès du maître de Brazza Denis Sassou-Nguesso. 
Après la guerre vient son nerf: l'argent. Pour avoir affirmé qu'Omar Bongo apporta son écot à la campagne élyséenne millésime 1988 du candidat du Front, Robert Bourgi, sorcier blanc à la loyauté réversible et porteur de mallettes assumé, sera en décembre 2012 condamné à 1000 euros d'amende et 5000 euros de dommages et intérêts.  
"Bongo a reçu Le Pen au palais en 1987 à la demande de Loulou Martin, confie un ancien officier de liaison de la DGSE, familier des intrigues librevilloises. Le Vieux a sans doute lâché un peu d'argent, comme il le faisait avec ses ennemis, pour mieux les humilier. Tel fut le cas de Sud-Africains blancs à l'époque de l'apartheid, d'émissaires de Kadhafi ou de ses propres opposants. Mais sur le fond, il tenait le FN à bout de gaffe." 
A propos d'apartheid, l'équipée avortée de janvier 2002 mérite une mention. Peu importe que l'ancien para eût relégué maintes fois Nelson Mandela au rang de "terroriste": il tenait à être reçu par l'icône planétaire Madiba, à la faveur d'une visite préparée par Louis Aliot, compagnon de Marine, son complice congolais Guy-Brice Parfait Kolélas, encarté au PCF puis au FN, et l'avocat Marcel Ceccaldi, conseiller juridique du parti à la flamme.  
"Tout était calé, soutient ce dernier. Nous avions même acheté le cadeau destiné à notre hôte." En l'occurrence, un couple de colombes en cristal de Baccarat. Peine perdue. Il n'y aura ni voyage ni audience. Ce cuisant revers, le fils de La Trinité-sur-Mer l'impute comme il se doit aux "manoeuvres" du Quai d'Orsay. Lequel n'entrava nullement une autre virée: l'expédition accomplie en mars 2007 au Cameroun par Jany, épouse du chef et figure de proue de Fraternité française, la vitrine caritative du FN. Avec accueil VIP, pose de la première pierre d'un pont, don de minibus à une école provinciale, trekking dans le sanctuaire pygmée de la forêt de Kribi en compagnie du sinistre humoriste Dieudonné; et, en prime, bourde protocolaire de la première dame du cru.  
C'est que la fantasque Chantal Biya croit alors bon, au détour d'une réception, de louer les talents oratoires et la pertinence des thèses du sieur Le Pen, priant au passage Jany de lui transmettre ses voeux de succès... D'où, peu après, la diffusion par le ministère de la Communication d'une mise au point alambiquée sur le caractère "purement humanitaire et touristique" de la visite. 
Dans cette arène comme dans tant d'autres, les "marinistes" rêvent de se délester d'un héritage pesant et sulfureux. Donc de rompre, plutôt deux fois qu'une, avec l'Afrique de papa. Estce si simple? Même ripoliné au bleu Marine, le Front manque d'une stratégie continentale. "Il y a la volonté d'en bâtir une, des éléments de doctrine; reste à leur donner une charpente, concède Me Ceccaldi, conseil du putschiste guinéen Moussa Dadis Camara comme de plusieurs intimes du défunt Mouammar Kadhafi.  
Et à briser le plafond de verre légué par les vieux procès en racisme." Plafond fatal à la tournée africaine envisagée en amont de l'échéance 2012. "Les étapes ont été choisies", jure alors la nouvelle patronne du Front. Malédiction héréditaire? De tournée, il n'y eut point. Au dire de Louis Aliot, vice-président du parti, aucune sortie subsaharienne n'est d'ailleurs inscrite à l'agenda. 
"Il faut, tranchait dès mars 2012 la troisième fille de Jean-Marie, balayer la Françafrique", née à ses yeux de la liaison incestueuse entre gaullisme et socialisme. Mais encore? Voilà un quart de siècle que, de droite à gauche, tous les prétendants à l'Elysée promettent d'anéantir les réseaux de l'ombre, politiques, militaires et affairistes coupables de parasiter la relation postcoloniale.  
Pour le reste, le discours apparaît convenu, incantatoire et superficiel: haro sur la corruption, qui creuse un fossé indécent entre masses miséreuses et élites nanties; cap sur un dialogue franc et sur un partenariat rénové fondé sur le respect mutuel. A qui échoit ce chantier? "Pour l'instant, répond Louis Aliot, je m'en occupe un peu. Mais rien de formalisé."  
C'est là où le bât blesse: si la flottille Marine se cherche une boussole, les matelots plus ou moins initiés aux mystères du bois sacré sont légion. Sans ramer nécessairement dans le même sens. Le 10 novembre 2015, lors d'une conférence de presse, le même Aliot fustige le référendum constitutionnel orchestré à Brazzaville par Sassou-Nguesso, en quête d'un troisième mandat consécutif. Par fidélité à son ami Kolélas, ministre fraîchement congédié et rival du sortant, mais aussi au nom des principes.  
Un mois plus tard, la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, qui convoite à l'époque la présidence de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, fait grand cas d'un courrier émanant d'Innocent Dimi, n°2 de Congo Capital Entreprises, une société inféodée au régime. Le signataire du courrier, par ailleurs partenaire en affaires de Samuel Maréchal, le père de Marion, s'engage en cas de victoire de celle-ci à épauler les investisseurs de Paca tentés par l'aventure congolaise...  
"Bon, c'est vrai que la sortie de Louis ne nous a pas arrangés, convient un confident de la nièce. Mais il faut dire que ce qui se passe au Congo n'est pas soutenable." Référence aux raids d'hélicoptères d'assaut sur la région rebelle du Pool, fief de Kolélas. 
Un autre facteur ternit l'éclat de la rupture annoncée: l'identité de vue entre les "anciens" et les "modernes". Car la génération Marine recycle, en plus policé et archaïsmes compris, les peurs et les obsessions d'antan. A commencer par la bombe démographique et son corollaire, le péril migratoire, la préférence nationale pour l'emploi et le nécessaire "rapatriement" de l'aide publique au développement au profit du seul pré carré francophone.  
Un cas d'école cristallise la psyché africaine du Front: celui de l'Ivoirien Laurent Gbagbo. Lui, le chrétien, le souverainiste francophile, détrôné en 2011 au profit du musulman nordiste Alassane Ouattara, protégé de Nicolas Sarkozy et ancien ponte du FMI, donc champion de la finance apatride et mondialisée... Est-ce le fait du hasard si Gbagbo, jugé depuis janvier par la Cour pénale internationale de La Haye, compte parmi ses avocats les plus fervents un certain Bernard Houdin, qui fut dans une vie antérieure secrétaire général du Groupe union défense (GUD), phalange estudiantine d'extrême droite adepte de la baston?  
En décembre 2010, place de la République, un escadron d'Ivoiriens de France déploie une banderole ainsi libellée: "Un seul Peuple, une seule Nation, un seul Guide." Ce qui, dans la langue de Goethe et de Goebbels, donne: "Ein Volk, ein Reich, ein Führer." 
Mai 2014. En marge d'un meeting marseillais, Jean-Marie Le Pen délègue à "Mgr Ebola" le soin de "régler en trois mois" le fléau de la surpopulation. Désastreux en termes d'image? "Le Pen n'est plus audible, objecte Aliot. Le FN, c'est Marine, et c'est sa voix qui porte et importe." Sans doute porte-t-elle; mais pas au-delà du Sahara. 

Les amitiés africaines du FN

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