Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Bob Woodward

Macron et la valeur travail: l'obsession des nombres

Le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, s'est interrogé mercredi 10 février sur le contenu du futur projet de loi sur la réforme du droit du travail, en se demandant ironiquement si ce serait une "loi El Khomri" ou une "loi El Macron".
"Des fois, je dis +je vais voir le projet de loi El Khomri ou le projet de loi El Macron '+, parce que je ne sais qui pèse le plus dans cette affaire", a-t-il déclaré lors de l'émission "Questions d'info" LCP-France Info-Le Monde-AFP.
"J'entends le gouvernement qui veut moins payer les heures supplémentaires (...) j'entends le gouvernement qui veut (...) décentraliser les négociations dans l'entreprise (...) Donc (il va) fragiliser ou précariser", a-t-il dit.
Heures supplémentaires moins payées, négociations sociales au niveau de l'entreprise... Des points qui pourraient figurer dans le projet de loi préparé par la ministre du Travail Myriam El Khomri.
Ce texte, qui prévoit, entre autres, une réforme du code du travail, des mesures sur le numérique, la médecine du travail et le compte personnel d'activité, doit être présenté en Conseil des ministres le 9 mars.
Relancé, le secrétaire général de FO a répété: "El Khomri ou El Macron, je ne sais pas qui pèse le plus dans cette affaire".
"Je le trouve très influent. Avec M. (Jean-Pierre) Jouyet", le secrétaire général de l'Elysée, a ajouté M. Mailly.
"Les deux sont très influents", a-t-il affirmé. Très ou trop ' "Trop, parce que libéral".
Le travail ? « C'est fini et c'est une bonne nouvelle », claironnait Guy Aznar en 1990. Une valeur « en voie de disparition », renchérissait, en 1995, Dominique Méda. Le genre de « fausses idées » dénoncées récemment par Emmanuel Macron quand il a déclaré que « la gauche avait pu croire un moment que la France pourrait aller mieux en travaillant moins. »
Aujourd'hui, les pronostics de la fin du XXe siècle semblent douces rêveries. Le travail est toujours bien là, au coeur de nos sociétés, dans une position plus solaire que jamais. Alors qu'il n'était abordé que par sa face sombre, celle de la souffrance au travail, on le voit faire l'objet de réflexions nombreuses sur sa dimension positive. L'ancien secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, ira même jusqu'à convenir : « N'ai-je pas une vision de leur situation plus négative que ces salariées... ? »
Les sondages confirment une forte progression de la valeur travail depuis les années 2000. En 2011, 74 % des actifs se déclaraient « heureux » ou « très heureux » au travail bien que... très insatisfaits. Un paradoxe qui s'explique par le fait que les Français prennent la valeur travail plus au sérieux que les autres.
Une chose est sûre : la réhabilitation du travail confirme la permanence de sa dimension humaine en termes d'accomplissement et de reconnaissance. Quoi qu'on fasse pour la réduire, comme dans le taylorisme par exemple, elle résiste au nom de la spécificité de l'être humain, toujours soucieux de donner du sens à ce qu'il fait : pas de bien-être sans bien faire.
Ce que confirme le retour du thème du « travail bien fait ». Exemple : ce « Nous avons honte ! », lancé par des salariés d'une grande surface de bricolage, littéralement mortifiés par le service après-vente médiocre de leur enseigne.
Ou bien, encore, ce fait rapporté par une sociologue qui, visitant un atelier de boyauderie dans un abattoir, constate qu'au changement d'équipe, les femmes jettent systématiquement à la poubelle tout ce qui a été entamé par les hommes. Motif : « Pas bien fait ». Commentaire de l'observatrice : « Elles avaient, dans leur univers de contraintes humiliantes, construit quelque chose qui donnait de la grandeur à ce qu'elles faisaient, de la noblesse et de l'importance aussi ».
Partout, les salariés ont besoin de se retrouver dans leur activité (l'épuisement professionnel par « manque de sens » toucherait 30 % d'entre eux). Ce qui suppose aussi un vrai investissement de leur part, d'autant plus facile à obtenir que la finalité du travail est comprise et sa réalité prise en compte.
Or, de plus en plus, le travail devient invisible du fait de ce qu'Alain Supiot nomme La gouvernance par les nombres (Fayard, 2015) c'est-à-dire un style de gestion sur la base de l'impératif des seuls résultats chiffrés, dans l'oubli de l'épaisseur humaine et de la dimension esthétique du travail.
D'où l'urgence de repenser les stratégies, dans l'intérêt de tous, en y intégrant cette dimension centrale par une vraie politique du travail sans omettre la perspective de solidarité : viser l'accès du plus grand nombre à ce qui demeure la voie par excellence de réalisation de soi et d'intégration réussie. Les résultats chiffrés semblent être la nouvelle norme. Ceux-ci ont une puissance symbolique particulière, dans la mesure où ils ne se prêtent pas à la polysémie. Depuis l’instauration des chiffres arabes, cette puissance est encore plus grande : ils peuvent être lus par tout le monde, quelle que soit la langue du locuteur. Mais ils nous exposent ainsi plus que les lettres à un risque diabolique, au sens propre du terme. Le diable – diabolein – est celui qui, séparant les aspects matériels et immatériels du symbole, fait circuler des signifiants sans signifiés et instille ainsi le mensonge et la division entre les hommes. Plus encore que les langues naturelles, le langage mathématique peut conduire à prendre ainsi le signe pour la chose, et à perdre pied avec les réalités.

Macron et la valeur travail: l'obsession des nombres

Il ne s’agit pas, ce disant, de contester la puissance et l’utilité de la quantification. Mais il ne faut jamais oublier qu’elle repose toujours sur des opérations de qualification. Pour dénombrer par exemple, dans un panier de pommes, les mûres, les vertes et les pourries, il faut passer chacune d’elle en jugement : chacune doit être qualifiée avant d’être comptée dans un ensemble plutôt qu’un autre… Or selon la personne, selon son appétit, selon qu’il est vendeur ou acheteur, la qualification pourra différer.

Autre précision liminaire : le processus de renversement du règne de la loi décrit dans La gouvernance par les nombres est la première cause de l’inflation des lois. En effet l’idéal grec de la loi comme reine de la Cité, comme pouvoir impersonnel, suppose une stabilité de la loi. Toute une tradition juridique a mis l’accent sur cette stabilité – Montesquieu notamment, invitant à « ne toucher aux lois que d’une main tremblante ». Le renversement s’est opéré à partir du moment où les hommes ont envisagé l’Homme et la société, comme des objets mesurables et quantifiables, qu’il est possible de gérer et transformer en usant de techniques appropriées. La loi n’est alors plus référée à un idéal de justice, mais à un impératif d’efficacité - la règle de droit n’est plus arrimée à des valeurs, mais indexée sur un calcul d’utilité.

Entamé au XVIIIème siècle, ce changement de perspective a fait surgir immédiatement la question de la relativité des lois et de la diversité des cultures. Condorcet par exemple considérait que la Raison étant universelle, les lois devraient être les mêmes partout et selon lui Montesquieu avait tort de défendre l’idée de leur relativité géographique et culturelle. Cette critique préfigure l’imaginaire contemporain de la globalisation, celui d’un « Marché total » universellement régi par les calculs d’utilité. C’est, à l’évidence, Montesquieu qui avait raison. Mais concevoir le gouvernement en termes de lois universelles correspondait à l’imaginaire de la physique classique. Les débuts de la physique classique sont du reste allés de pair avec une refondation de la pensée juridique, chez des auteurs comme Bacon ou Hobbes. Le Léviathan donne de la République l’image d’un vaste automate, mu par un jeu de poids et de forces. La physique classique participe du même imaginaire que la souveraineté de la loi, celui d’un monde fonctionnant sur le modèle mécanique de l’horloge. C’est ce même imaginaire mécaniciste qui a porté « l’organisation  scientifique du travail » humain, travail réduit à une force physique mesurable et décérébrée.

Mais tout change avec l’émergence de l’imaginaire cybernétique dans l’immédiat après-guerre. L’objet fétiche, ce n’est plus désormais l’horloge, mais l’ordinateur. Désormais programmables, les machines à calcul — les computers —  sont capables de rétroagir en temps réel à leur environnement. Cette révolution technique est allée de pair avec une révolution managériale, qui a conçu le travail humain sur ce même modèle.

C’est ce changement d’imaginaire qui nous a fait passer du gouvernement à la gouvernance. Le gouvernement correspondait à l’idée de lois inflexibles s’imposant aux gouvernés. La gouvernance, elle, table sur l’autorégulation. Dès lors l’instance hétéronome qu’est le gouvernement n’est plus nécessaire. Cette mutation s’exprimer par un changement de vocabulaire. Là où le gouvernement parle de peuple, la gouvernance parle de société civile ; là où le gouvernement parle de souveraineté, la gouvernance évoque la subsidiarité. L’espace se substitue au territoire, le programme à la loi, la flexibilité à la liberté, l’éthique à la morale, l’efficacité à la justice, l’évaluation au jugement, l’objectif à la règle, la régulation à la réglementation, la transparence à la représentation, etc. A chaque fois, c’est l’écart séparant la règle du sujet de droit qui tend à être niée ou occultée, car le sujet est censé avoir intégré la règle et l’observer spontanément. La notion de gouvernance joue sur le travail. Dès la naissance de l’OIT sous l’égide du Traité de Versailles en 1919, on parle d’un « régime de travail réellement humain ». Mais qu’est-ce qu’un travail humain ? C’est un travail que l’on ne peut pas confondre avec le travail de la machine. Proudhon parle du travailleur manuel en disant qu’il a « l’idée dans le creux de sa main ». Simone Weil disait quant à elle que « c’est par le travail que la raison saisit le monde, et s’empare de l’imagination folle ». Cela signifie que dans le travail humain, il y a projection sur le réel de ce qui est d’abord une image mentale. Il est tout à la fois le lieu de l’expression de soi, de la découverte de soi, et de la confrontation avec le réel et les autres. C’est en cela que le travail est une école de la raison, et qu’en priver des pans entiers de la jeunesse est criminel et dangereux.

A partir de cette définition, on peut distinguer deux formes de déshumanisation du travail. Il y a tout d’abord celle inhérente au taylorisme, qui entend le vider de toute pensée. Elle a été magistralement mise en lumière par Fritz Lang dans Métropolis ou Chaplin dans Les temps modernes. Cette déshumanisation a été considérée, aussi bien en terre communiste qu’en terre capitaliste, comme la rançon du progrès. Le travail humain est alors réduit à un jeu de poids et de forces et des masses humaines entières ont été vouées à une vie de travail décérébré, la pensée étant l’apanage des dirigeants.

La gouvernance par les nombres est la cause d’une autre forme de déshumanisation. Tout travailleur, dirigeant ou dirigé, est « programmé ». Il doit réagir en « temps réel » aux signaux qu’il reçoit, pour réaliser les objectifs qui lui ont été assignés. Ce type d’organisation du travail a fait surgir depuis la fin du XXème siècle un risque nouveau : celui d’atteinte à la santé mentale. Là se trouve la dimension « diabolique » de la gouvernance par les nombres : elle enferme les individus dans des boucles de signifiants sans signifiés, détachés de toute expérience de la réalité concrète.

Cet enfermement fait courir dans et à l’entreprise des risques nouveaux. Le plus manifeste est la multiplication des cas de suicides au travail, et plus généralement de stress et de « burn-out ». D’où l’apparition en 1991 dans le code du travail d’un risque ignoré des précédentes révolutions industrielles : celui d'atteinte à la santé mentale. Mais ces risques ne concernent pas seulement la santé des salariés, mais aussi celle de l’entreprise. L’affaire Kerviel en est un bon exemple. L’organisation du travail où il a été placé l’a enfermé dans des boucles spéculatives qui l’ont coupé de tout sens des réalités, ce qui a failli entraîner toute son entreprise à la catastrophe. Mais ces risques ne sont pas les seuls encourus par les entreprises du fait de ces nouvelles formes de déshumanisation du travail. Placé devant des objectifs chiffrés inatteignables, les travailleurs peuvent, plutôt que de sombrer dans la dépression ou le délire, se réfugier dans la fraude. L’affaire Volkswagen en est un bon exemple : les ingénieurs concernés devaient satisfaire tout à la fois des objectifs de coûts et d’émissions polluantes à ne pas dépasser. Ces objectifs chiffrés ignorant le principe de réalité, ils se sont tirés d’affaire en inventant un logiciel donnant une image trompeuse de cette réalité. Autrement dit en trichant. Loin d’être isolé, ce recours à la fraude est en augmentation dans tous les secteurs d’activité, du bâtiment et des travaux publics jusqu’à la recherche scientifique.

Macron et la valeur travail: l'obsession des nombres

Au-delà de tout ce qui les séparait, le communisme et le capitalisme ont été les deux variantes d’une même foi occidentale dans la possibilité de se rendre maître et possesseur de la nature en usant des ressources de la science. Et à bien des égards, le communisme été un premier pas dans le renversement du règne de la loi au profit d’une gouvernance par les nombres. Contrairement au libéralisme classique, qui plaçait encore le calcul économique sous l’égide de la loi, le communisme avait pour horizon — selon le mot d’Engels - de remplacer le gouvernement des hommes par l’administration des choses. L’administration de l’URSS se présentait déjà comme une direction par objectifs chiffrés, dont l’organe central était le Gosplan. Elaborée sur la base d’un énorme appareil statistique, la planification soviétique consistait à fixer des objectifs économiques chiffrés déclinés ensuite en cascade, depuis l’échelon central jusqu’aux opérateurs économiques et dont la réalisation était mesurée par des « chiffres de contrôle ». Les contrats, les lois, les règlements n’étaient que des instruments de mise en œuvre de ces objectifs. Le système était miné par des fraudes du type de celles que nous venons d’évoquer. Faute de pouvoir réaliser des objectifs irréalistes, les travailleurs maquillaient leurs résultats pour satisfaire malgré tous les indicateurs de performance. Pour produire le nombre fixé de chaussures avec une quantité insuffisante de cuir, on ne fabriquait par exemple que des petites tailles ou bien on utilisait du carton. Ce modèle s’est effondré lorsque les dirigeants ont perdu tout contact avec la réalité.

L’effondrement de ce système n’a pas marqué la victoire du libéralisme économique, mais le début d’un processus d’hybridation avec le communisme réel. Hybridation dont la Chine, la Russie et à bien des égards l’Union européenne sont autant de manifestations différentes. Ce qui distingue l’ultralibéralisme du communisme est de tabler sur des calculs d’utilité individuelle (et non plus collectifs) pour faire advenir le meilleur des mondes possibles. Mais leur point commun est de mettre la loi au service du calcul économique. Ce qui conduit dans tous les cas à mettre la politique économique hors de portée électorale. L’article 15 de la Constitution chinoise qui « interdit à toute organisation ou tout individu de troubler l’ordre économique de la société »  rend aussi bien compte de l’ordre juridique européen, notamment de la politique jurisprudentielle de la Cour européenne de justice. Le renversement du règne de la loi est un phénomène qui n’est pas propre aux USA. Sans tête politique ni base démocratique, l’Union européenne est même beaucoup plus engagée dans ce mouvement que les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne (qui bénéficie de multiples clauses « d’opting out »).

Mais, à une échelle plus large, il est clair que la gouvernance par les nombres conduit à une montée générale de liens d’allégeance, montée qui permet aux États-Unis de conforter leur domination. Ce passage de la loi aux liens est une sorte de réponse immunitaire aux impasses de la direction par le calcul et on pouvait déjà l’observer dans le communisme réel. Faute de rule of law, chacun cherchait sa sécurité dans liens de dépendance personnelle, qui lui assuraient la protection de plus fort et le soutien de plus faibles que lui. Pour le comprendre il faut se souvenir  que la loi et le contrat sont les deux faces indissociables d’une même structure juridique. Pour pouvoir contracter librement sur la base de calculs d’utilité individuelle, il faut que ces contrats soient placés sous l’égide d’une loi, qui prend en charge tout ce qui échappe à ce calcul. Par exemple la sécurité des personnes, la protection de l’environnement et plus généralement tout ce qui relève du temps long de la succession des générations. Le contrat n’est donc pas cette opération binaire que nous incite à y voir l’imaginaire cybernétique, il a toujours une structure ternaire, ne serait-ce que parce qu’il présuppose la règle hétéronome de la force obligatoire de la parole donnée.

Le pur calcul d’utilité ne peut s’opérer que sous la verticale de la loi. Dans un monde régi par la loi, on peut comprendre l’affirmation de Milton Friedman selon laquelle la seule responsabilité sociale de l’entreprise est de faire des profits. Du moment qu’elle paie ses impôts et charges et obéit aux lois, elle n’a pas à se préoccuper de questions d’intérêt général. Les choses changent en l’absence de loi commune – ce qui est le cas en matière monétaire, sociale et environnementale dans le cadre de la globalisation actuelle. Alors la distinction du public et du privé se brouille et le contrat se charge d’éléments qu’il pouvait ignorer avant. L’essor de la RSE est l’un des symptômes de cette évolution. Les entreprises « donneuses d’ordre » sont tenues dans leurs rapports avec les entreprises qui dépendent d’elles, à un devoir de vigilance sociale et écologique qui déborde le simple échange de prestations économiques. Cet essor des liens d’allégeance a une portée plus générale et les entreprises transnationales sont elles-mêmes amenées à faire allégeance aux Etats-Unis, dans le cadre des « deals de justice » du type de ceux imposés par exemple à BNP Paribas. Tous les pays, et pas seulement le nôtre, sont affectés par ce phénomène. Chacun est porté par sa propre tradition culturelle historique, qu’il faut se garder de méconnaître. Il peut y avoir des influences réciproques, mais la façon dont chaque pays invente la modernité lui est propre, car elle procède de ses schèmes culturels, et notamment de sa culture juridique. On a beaucoup tendance dans l’arène politico-médiatique à pratiquer le droit comparé comme le Dr. Frankenstein pratiquait la chirurgie : en croyant pouvoir assembler des muscles allemands, une tête américaine, des nerfs anglais, un cœur suédois, etc... Sur cette base, on ne peut engendrer que des monstres. Chaque pays doit donc partir de ce qu’il y a de meilleur dans sa tradition, pour le faire évoluer et se frayer son propre chemin vers l’avenir. La France dispose par exemple d’une fonction publique compétente et intègre que de nombreux pays nous envient. Plutôt que de crier « haro sur les fonctionnaires ! » ou « touche pas à mon statut !», il faudrait se demander comment faire évoluer ce dernier dans un sens qui, conciliant liberté, sécurité et responsabilité, pourrait devenir une référence pour les relations de travail dans le monde de demain. Prenons l’exemple de la Grèce et des pays du sud de l’Europe : la jeunesse de ces pays est conduite à l’exil ou au chômage, dans des proportions effarantes. La lutte contre ce phénomène devrait être une priorité politique majeure… alors que la priorité, c’est le respect des chiffres du Pacte de stabilité et de croissance de la zone euro. La déconnexion de la décision politique et du réel est donc patente et grosse de violence et de malheur social.

Macron et la valeur travail: l'obsession des nombres

Commenter cet article