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Publié par Bob Woodward

Une révolution en France aujourd'hui serait la moindre des choses

Julien Coupat, 40 ans, ne s’était pas exprimé depuis un entretien au Monde accordé en 2009, alors qu’il était incarcéré. Il a été mis en examen le 15 novembre 2008 pour “terrorisme” avec huit autres personnes interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris. On les soupçonnait d’être à l’origine du sabotage de caténaires SNCF. Le 7 mai dernier, il s’est vu signifier une demande de renvoi en correctionnelle pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”.

“Je me considère plutôt comme bibliothécaire”

Ce mardi 12 mai 2015, il s’est exprimé pour la première fois à la radio, sur France Inter. Interrogé par Léa Salamé, il a ironisé sur le qualificatif de “terroriste” que le parquet n’a pas abandonné contre lui : “Je me considère plutôt comme bibliothécaire. […] Décider qu’un acte est terroriste relève toujours d’une décision d’Etat. C’est une décision politique pour en déduire la nécessité d’un flicage général de la population”.

Le parquet de Paris estime avoir suffisamment d'éléments pour démontrer qu'en 2008 le groupe de Tarnac a tenté de saboter des caténaires du TGV au moyen de fers à béton. Si l'affaire de Tarnac se déroulait en 2015, «tous les gens qui nous ont soutenus seraient aujourd'hui passibles d'apologie du terrorisme, seraient intimidés », avance-t-il.

« Le lendemain du vote d'une loi que tous les gens censés jugent scélérate, le parquet a l'impudence de maintenir l'incrimination de terrorisme dans l'un des plus grands fiascos de l'antiterrorisme des dix dernières années », condamne-t-il.

Une révolution en France aujourd'hui serait la moindre des choses

Celui qui se présente comme un « bibliothécaire », refusant de dire de quoi il vit, probablement dans une frugalité choisie, déroule alors son discours : « On est prêt à accorder un pouvoir accru à des gens à qui je ne confierais pas ma fille. (…) Quand on parle de donner plus de pouvoir aux services de renseignement ; nous, nous avons connu, nous savons que ce sont des menteurs, ils n'ont aucun scrupule à masquer des opérations politiques sous des faits criminels ». Coupat n'en démord pas : « Décider qu'un acte est terroriste relève toujours d'une décision d’État, c'est une décision politique pour en déduire un flicage général de la population ». Et d'ajouter dans l'hebdomadaire : «Nous nous battons parce que l'on a tenté et que l'on tente encore de nous détruire, de rayer définitivement de la carte la possibilité politique dont l'État a fait de nous un exemple».

Quid des attentats de janvier et de la menace terroriste, qui justifient une partie des mesures gouvernementales pour le renseignement ? Coupat et « quelques camarades » rentraient du Chiapas mexicain. L'atterrissage à Paris le 8 janvier est « un cauchemar », « tous les uniformes » qui déambulent dans la capitale au lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo « et à la télé plastronnaient toutes les pourritures qui ont présidé à nos arrestations », affirme le jeune homme, âgé de 40 ans. « Ce qui est diabolique dans cette affaire », explique-t-il à France Inter comme à L'Obs, est qu'«une figure comme Cabu pour notre génération, c'était RécréA2. Moi et mes camarades nous n'imaginions pas être un jour les contemporains d'une attaque à l'arme lourde contre le club Dorothée ».

Une révolution en France aujourd'hui serait la moindre des choses

Quant au 11 janvier, journée durant laquelle plusieurs millions de personnes ont marché contre le terrorisme et pour défendre la liberté d'expression, il s'agit, pour Julien Coupat, d'une « manœuvre gouvernementale obscène pour s'approprier un choc, un état d'extrême vulnérabilité et la tentative réussie à ce jour de retourner en élément de manipulation de la population un événement terrible ».

Posé, plein d'assurance, Coupat devient moins bavard quand il s'agit d'appeler à la révolte. «Une révolution en France aujourd'hui serait la moindre des choses » pour éviter « la fuite en avant dans un contrôle généralisé des populations » ou « le fascisme », conclut-il sans nuance.

La révolution demain ?

De mauvaises langues (à moins que ce ne soit des gens bien informés ? ) assurent que Hollande aurait récemment installé à l’Elysée une cellule chargée de surveiller les risques de révolution dans notre pays.

Je ne sais si c’est vrai et il appartient à l’Elysée de confirmer ou de démentir mais je sais que cela me paraît plus que plausible eu égard à l’état de la nation, de notre pays et à la côte de popularité en berne de la clique Hollande-Valls.

Les causes de la Révolution de 1789 sont à nouveau réunies: injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés. Voici donc 10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution...

Une révolution en France aujourd'hui serait la moindre des choses
  1. La hausse des prix de 100% - La misère en travaillant


Depuis le passage à l'Euro, les prix des produits de base ont doublé, au bénéfice des entreprises de la grande distribution. Mais officiellement, l'inflation pendant cette période n'a été que de 2% par an.

Alors que les prix augmentent, les salaires n'ont pas augmenté depuis 20 ans, et les salariés ne bénéficient jamais de la "croissance" ni des fantastiques profits réalisées par les entreprises.

Aujourd'hui, le salaire d'une majorité de salariés est à peine suffisant pour assurer la survie quotidienne. Autrefois, les seuls pauvres étaient des chômeurs. Avec le "nouvel ordre économique", il est devenu normal d'être pauvre en travaillant.

  1. Deux poids et deux mesures pour les salariés et les dirigeants d'entreprises


L'écart entre les salaires est devenu astronomique. Par ailleurs, lorsqu'un salarié commet la moindre faute, il est licencié sans pitié. Le plus souvent, il est même licencié sans avoir commis de faute.

Dans le même temps, les dirigeants qui ont ruiné leur entreprise conservent leur poste en bénéficiant même d'une augmentation de salaire de 20 ou 30% par an (parfois davantage), ou bien ils reçoivent des millions d'euros d'indemnités de départ.

En 2012, le salaire moyen des PDG des grandes entreprises françaises était de 2.570.000 euros par an. Pour gagner la même somme, un salarié de base devrait travailler pendant 172 ans.

  1. Deux poids et deux mesures pour la justice


Selon la constitution et la déclaration des droits de l'homme de 1789, la justice est la même pour tous. La réalité est devenue bien différente.

Alors qu'on accorde toujours plus de liberté aux entreprises, le citoyen ordinaire est soumis à une répression policière de plus en plus oppressante, et à des réglementations de plus en plus contraignantes. A la moindre faute de sa part, les sanctions sont impitoyables.

Récemment, un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un excès de vitesse qui n'a pas causé d'accident. Une mère de famille peut être condamnée à 4 mois de prison ferme si ses enfants ne sont pas allés à l'école. Et José Bové a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques dans un champ.

Dans le même temps, et dans des affaires qui ont causé des préjudices beaucoup plus graves, les élites politiques et économiques bénéficient d'une impunité systématique. On peut remonter à quelques années…Ainsi, Jean-Claude Trichet (ancien président de la Banque de France et membre du Groupe de Bilderberg) a été "totalement blanchi" à propos des malversations financières du Crédit Lyonnais. De même, Roland Dumas a échappé à une condamnation dans l'affaire d'Elf-Aquitaine, des frégates de Taiwan et de leurs commissions occultes. Et dans l'affaire du "sang contaminé", le ministre de la santé Edmond Hervé a été condamné à quelques mois de prison ferme, mais a été "dispensé de peine" par le tribunal. Sans oublier les impayés de Thomas Thévenoud, ex-ministre qui a multiplié les scandales financiers. Etc, etc...

  1. Le décalage entre les impôts élevés et l'inefficience croissante des services de l'Etat


Malgré la médiocrité des services publics, les impôts demeurent à des niveaux très élevés. En additionnant l'impôt sur le revenu, les impôts locaux, l'impôt foncier, la TVA et les taxes sur l'essence, les prélèvements de l'état représentent plus de la moitié du revenu d'un salarié moyen.

Dans le même temps, la qualité de l'éducation se dégrade faute de professeurs en nombre suffisant, faute de locaux adaptés, et faute d'un matériel pédagogique moderne (ordinateurs, magnétoscopes, etc.). Et que dire de la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem ?

Pire encore est le délabrement des services de santé. Dans les hôpitaux, il devient habituel que des blessés attendent pendant 24 heures sur un brancard dans les couloirs, faute de chambres et de personnel médical. Les opérations sont réalisées "à la chaîne" et les erreurs médicales se multiplient. A cause du manque d'hygiène dans les hôpitaux, les malades ont 1 chance sur 4 d'être contaminés par des maladies nosocomiales mortelles ou fortement invalidantes, causées par des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques et qui abondent en milieu hospitalier (à cause de l'emploi abusif des antibiotiques par les médecins).

  1. Le sabotage organisé des services publics pour justifier leur privatisation


Les gouvernements organisent le sabotage des services publics dont l'inefficience est ensuite utilisée comme prétexte pour justifier leur privatisation.

Voici ce que l'on peut lire à propos de l'éducation publique dans un document de l'OCDE:

"Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement.
Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu'on évite un mécontentement général de la population." (extrait du "Cahier de politique économique" n°13 de l'OCDE)

  1. La corruption à tous les niveaux de l'Etat

Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l'état est causé principalement par la corruption, présente à tous les niveaux de l'administration: commune, département, région, état.

Une autre cause de ce décalage est le train de vie somptuaire des ministres et des hauts fonctionnaires: luxueux appartements et voitures de fonction, déplacements en avion et en hélicoptère, voyages à l'étranger, nombreuses escortes de motards, gardes républicains mobilisés pour un protocole pompeux, repas avec les mets les plus raffinés, cocktails et réceptions dont le coût atteint couramment 100.000 euros pour une soirée... Tout ceci est une autre façon de détourner l'argent du contribuable.

  1. Les subventions abusives distribuées par l'Etat aux entreprises


Si l'état manque d'argent pour l'éducation, la santé ou les retraites, c'est aussi à cause des subventions abusives versées à des grandes entreprises, sous prétexte qu'elles vont créer des emplois, et quelquefois sans prétexte du tout. Puis une fois les subventions empochées, l'entreprise délocalise ses usines dans un pays où la main d'oeuvre est encore moins chère, ou la fiscalité plus avantageuse.

  1. La collusion entre les gouvernements et les multinationales


Les gouvernements sont avant tout au service des multinationales et non de l'intérêt général. C'est à cause de cette collusion que le libéralisme est appliqué depuis 30 ans par les gouvernements de droite comme de gauche, malgré ses effets désastreux qui ne font que s'amplifier (misère croissante, envolée des prix, précarité généralisée, privatisation des biens publics, destruction de l'environnement, tiers-mondisation des pays occidentaux...).
De même, les seuils autorisés pour la pollution, les mises sur le marché des médicaments, ou encore les normes pour les produits alimentaires correspondent aux souhaits des industriels et non aux nécessités de la santé publique.

  1. Les accords multilatéraux négociés dans le dos des citoyens et qui vident la démocratie de son contenu


Depuis 10 ans, le pouvoir réel a été transféré progressivement et discrètement vers des organisations non-élues (OMC, FMI, OCDE, Commission Européenne...). Les accords multilatéraux élaborés dans le secret et l'opacité par ces mêmes organisations ont vidé la démocratie de son contenu. Ces accords réduisent en effet considérablement le pouvoir et le droit des états à jouer leur rôle de régulation dans le domaine économique, social, et environnemental.

  1. Le saccage de l'environnement par les entreprises, en toute impunité


Par la pollution, le CO2, la déforestation, la destruction des paysages sauvages et de la biodiversité, les "prédateurs" saccagent la nature en toute impunité. L'homme et l'environnement sont sacrifiés aux intérêts économiques des multinationales, et un avenir bien sombre se dessine pour les générations futures. Le point de non-retour écologique est sur le point d'être franchi. Pour les citoyens de cette planète, c'est maintenant qu'il faut agir.

Une révolution en France aujourd'hui serait la moindre des choses

Nul besoin d'être grand clerc pour percevoir qu'aujourd'hui le pays se trouve, à nouveau, au bord de grandes secousses. D'innombrables frustrations, des peurs diverses, des colères multiples et contradictoires, des réformes manquées, des besoins non satisfaits, des frustrations se font partout sentir. Les Français remâchent leur mécontentement. Pour l'instant, chacun dans son coin, chacun à sa manière. Les uns n'en pouvant plus de n'avoir ni emploi valorisant ni logement décent, voire ni logement ni emploi. Les autres, furieux, de risquer de perdre petits ou grands privilèges. Beaucoup s'estiment victimes de la mondialisation et certains sont désormais prêts à se battre, jugeant qu'ils n'ont plus rien à perdre. Tous sont angoissés à l'idée de n'avoir peut-être plus, un jour, les moyens de financer leur santé, leur retraite, leur logement, leur nourriture ou la scolarité de leurs enfants. Parmi ceux qui ont le plus de raisons d'être déçus et en colère, il y a les jeunes: ils commencent à comprendre qu'ils auront à payer la triple dette que leur laisse la génération triomphante des baby-boomers: la dette publique qu'il faudra rembourser; leurs retraites qu'il faudra financer; et le dérèglement climatique qu'il faudra supporter. Quand ils prendront vraiment conscience que les hommes politiques de tous les partis ont servi, et servent encore, avant tout, les intérêts de ces générations bénies des cieux, quand ils réaliseront que les syndicats servent d'abord les intérêts de ceux qui ont un emploi, les jeunes ne se contenteront pas d'un vote de protestation: ils quitteront le pays ou descendront dans la rue. La révolution commencera
A en juger par ce qui se fait sans se dire, dans l'ambiance délétère du moment, la perte de confiance du pays en lui-même peut conduire, dans les mois qui viennent, les entreprises localisées en France à interrompre tous les recrutements qu'elles peuvent retarder, puis à licencier pour de bon. Le nombre de 6 millions de chômeurs effectifs risque de devenir à terme rapproché une perspective crédible. Même si on tentera sans doute de manipuler les statistiques à coups d'emplois publics.

Une révolution en France aujourd'hui serait la moindre des choses

Une situation explosive


La situation serait alors particulièrement explosive: parce que le chômage de longue durée ne touchera plus seulement les ouvriers et les plus faibles, mais aussi bien les cadres et les jeunes diplômés, enfants de cadres. Or, rien n'est pire que la frustration des diplômés à qui on n'offrirait même plus la perspective du salariat, que les meilleurs d'entre eux considèrent déjà comme un pis-aller. Cela rendra d'autant plus évidents les privilèges qui protègent les enfants des classes favorisées, et privera les jeunes des quartiers de toute perspective de promotion sociale. Des centaines de milliers d'entre eux ne disposeront bientôt plus d'aucun revenu. Plus encore qu'aujourd'hui, le désespoir conduira d'innombrables salariés à des démonstrations de force devant les sièges sociaux, à des suicides au sein des entreprises, à placer des bombes dans les ateliers. Des manifestations majeures seront organisées ; la classe politique perdra toute légitimité et la révolution pourra s'amorcer.

Dans l'état d'extrême tension du pays, tout nouveau scandale majeur mettant en cause l'un ou l'autre des camps politiques, ou dévoilant des fortunes masquées à l'étranger par des puissants, déclenchera une vague de colère aux conséquences imprévisibles, selon le précédent de l'affaire du collier de la reine en 1785. Le pays a pratiquement épuisé ses capacités d'indulgence et est même prêt à condamner sans preuve.

Non seulement il n'y a "pas de fumée sans feu", mais encore "toute fumée est en elle-même un feu". Toute rumeur est un scandale, indépendamment de toute vérité. On verra alors des partis de gouvernement perdre leurs principaux dirigeants. Les candidats présumés à l'élection présidentielle suivante pourraient même être touchés, au grand bénéfice des extrêmes. Face au vide politique ainsi créé, la révolution pourra commencer.

Dans l'un ou l'autre des scénarii précédents, les partis d'extrême gauche et d'extrême droite, qui font tout pour apparaître distincts, seront de plus en plus proches par leurs idées comme par leurs pratiques. [...]

Paniqués par ce que leur indiquent les sondages et par leurs rencontres de terrain avec les électeurs, les partis de gouvernement se rapprocheront de leurs extrêmes. Ils se caleront sur leurs thèses, tiendront les mêmes discours. L'extrême droite s'amalgamera à l'UMP; l'extrême gauche au Parti socialiste. Les uns et les autres ne se cacheront plus, insulteront ensemble, défileront et voteront ensemble.

A l'issue de ce marché de dupes, la classe politique française se trouvera tout entière alignée sur un seul et même programme, à la fois souverainiste et socialiste, évidemment antidémocratique et tout aussi évidemment inefficace.

La révolution aura commencé dans une sorte de consensus idéologique implicite d'une vaste majorité de résistants. Ce scénario peut se produire sans même attendre les prochaines échéances électorales - locales et européennes -, qui ne pourront alors que tourner au désastre rouge et brun.

Julien Coupat n’aurait-il donc pas raison ?



Une révolution en France aujourd'hui serait la moindre des choses

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