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Publié par CHEMS AKF

La femme, outil de propagande ou esclave pour l’Etat Islamique

Qu’est devenue Hayat Boumedienne ? Invisible depuis les attentats parisiens des 7, 8 et 9 janvier, la compagne d’Amedy Coulibaly, l'auteur de la prise d’otages sanglante de l’Hyper Cacher, refait parler d’elle cette semaine. L’organisation terroriste de l'Etat Islamique l'utilise en effet comme outil de propagande.

Daech vient de publier le numéro 2 de Dar al Islam, un magazine entièrement rédigé en français, et quasiment intégralement consacré aux attentats de Charlie Hebdo. Dans ce numéro se trouve l’interview d’une femme présentée comme Hayat Boumedienne. Cette dernière, qui n’est pas nommée et n'apparaît pas en photo, mais est présentée comme "l’épouse" d’Amedy Coulibaly, explique avoir rejoint sans "aucune difficulté" la Syrie. Un pays en partie sous le contrôle de Daech où elle est soupçonnée de s’être réfugiée clandestinement, via la Turquie, peu avant les attentats.

Au cours de l’interview, sur des pages enluminées de fleurs rouges et grises, Hayat Boumedienne n’évoque pas directement les meurtres de son mari, tout juste explique-t-elle laconiquement "qu’Allah lui fasse miséricorde et le compte parmi ses rapprochés". Un mari présenté "comme un exemple à suivre" dans le magazine.

La femme, outil de propagande ou esclave pour l’Etat Islamique

Daech encensé: une nouvelle société en jeu!

Elle explique également qu’Amedy Coulibaly "s’est énormément réjoui" lors de la proclamation du califat islamique entre l’Irak et la Syrie, l’an dernier, sans évoquer les exactions qui ont eu lieu.

Elle décrit également le rôle des femmes auprès de Daech, "des femmes pieuses", des "bases arrière sûres", des "bonnes conseillères" auprès desquelles les hommes pourront trouver "repos et tranquillité". Une image de la femme qui correspond peu ou prou à ce qui est défendu par les défenseurs de Daech. La femme est perçue comme la pierre sur laquelle le nouvel Etat doit se construire. L'Etat Islamique n'est pas peuplé que de meurtriers sanguinaires mais également de femmes prêtes à construire une nouvelle société. La fin de l’interview, qui représente en réalité plus de la moitié du texte, est composée d’un long laïus sur la foi et la nécessité de rejoindre la Syrie.

Impossible à dater ou à authentifier, le document est à prendre avec toutes les précautions d'usage. Il constitue un formidable outil de propagande pour Daech, lui permettant de légitimer son action auprès des islamistes francophones.

Dans l'interview, la jeune femme, qui serait en Syrie et qui est seulement présentée comme l'épouse d'Amedy Coulibaly, raconte son voyage : "Louange à Allah qui m'a facilité la route, je n'ai rencontré aucune difficulté". A propos de son compagnon, elle déclare que "son coeur brûlait de rejoindre ses frères et de combattre les ennemis d'Allah sur la terre du Califat. Ses yeux brillaient à chaque fois qu'il visionnait les vidéos de l'EI".

Hayat Boumeddiene est partie avec les frères Belhoucine, Mehdi et Mohamed, un ancien élève ingénieur condamné dans un dossier de filière jihadiste. La police française a émis un avis de recherche contre elle pour déterminer son rôle dans l'équipée meurtrière d'Amédy Coulibaly.

La femme, outil de propagande ou esclave pour l’Etat Islamique

La femme esclave

Daech, le groupe terroriste djihadiste qui se prétend "Etat islamique" a publié, le 3 décembre 2014, à destination de ses combattants, un protocole indiquant comment ils doivent traiter les prisonniers. Ce texte contient 27 questions et réponses, dont 20 destinées au sexe avec des esclaves et aux peines à infliger. Le document, rédigé par le "Département des prisonniers et des affaires de la femme", dirigé par un certain Abu Suja, est intitulé "Questions et réponses sur l'emprisonnement et les esclaves".

Cette sorte de "Guide de l'esclavage sexuel pour les nuls" définit le sort "des femmes de villages en guerre capturées par des combattants musulmans". "Ce qui rend légitime de faire des prisonnières, c'est leur manque de foi. Les femmes non croyantes peuvent être faites prisonnières, après que l'imam les aient réparties entre nous", explique Daech. Cette prose circule à présent sur les réseaux sociaux de l'organisation.

Le document explique également les "règles politiques" à suivre pour se procurer une esclave. Elles sont définies par une choura ("concertation", "conseil"), qui est le parlement d'un Etat islamique, le conseil d'administration d'un parti ou d'une institution religieuse. Dans le cadre religieux musulman, c'est un concile de juges musulmans. Pour Daech, ces règles, sont supposément basées sur le Coran. "En réalité, c'est une réinterprétation du Livre destinée à s'affranchir du wahhabisme saoudien tout en confirmant la haine entretenue vis-à-vis des chiites considérés comme des traîtres. Là, le combat se passe au niveau théologique dans un but stratégique: abattre les Saoud, gardiens des lieux saints, et combattre les chiites.

La femme, outil de propagande ou esclave pour l’Etat Islamique

De nouveaux détails ont émergé sur le calvaire que subissent les femmes otages et esclaves sexuelles de l'EI. Il existe une grille de tarifs de vente des yazidies et des chrétiennes capturées par les combattants de Daech. Quiconque ne respecte pas ces prix sera exécuté, met en garde cette note, dont l'authenticité n'a pas été contestée à ce jour. Elle rappelle qu'un homme ne peut pas «acquérir» plus de trois femmes, sauf, précision étrange, s'il est un étranger originaire de Syrie, de Turquie, d'Arabie saoudite ou des Émirats.

Les femmes les plus chères sont les plus jeunes. Pour une enfant âgée de moins de 10 ans, il en coûtera 200.000 dinars (138 euros). Pour une jeune femme de moins de 20 ans 100.000 dinars (104 euros). Pour une trentenaire 75.000 dinars (52 euros). Pour une femme quadragénaire 50.000 dinars (35 euros).

Un marché aux esclaves à Mossoul

Le document déplore même que «le marché de la femme soit à la baisse, ce qui a nui aux finances de l'État islamique». Une vidéo tournée à Mossoul donne une illustration glaçante de ces pratiques. On y voit des combattants islamiques échanger des conseils pour bien négocier les prix. «Aujourd'hui, c'est le jour du marché aux esclaves. C'est le jour de la distribution, et si Dieu le veut, chacun aura sa part», se réjouit un militant.

Un marchand propose d'échanger une fille contre un pistolet. Un djihadiste est prêt à avancer 500 dollars pour une captive. Des combattants expliquent que le montant qu'ils sont disposés à offrir dépend du physique des femmes: celles qui ont les yeux bleus ou verts sont très recherchées. Ils recommandent aussi de vérifier l'état de leurs dents.

D'après des ONG, plus de 4.600 femmes yazidies sont portées disparues depuis l'offensive de Daech en Syrie et en Irak. Dans les premières semaines, des otages arrivaient encore à contacter des associations décrivant des bordels où les femmes étaient traitées comme du bétail et où certaines étaient violées plus de 30 fois par jour. Mais désormais, c'est le silence le plus total. D'après des témoignages de djihadistes, l'État islamique a fait de son trafic de femmes un argument de recrutement, faisant miroiter aux nouveaux venus une abondance de concubines.

La femme, outil de propagande ou esclave pour l’Etat Islamique

Consommation immédiate des vierges après achat

Pour Daech, ces femmes peuvent être emprisonnées et violées sur une base quotidienne, par des militants qui les achètent comme esclaves. Autre détail: "les polythéistes, chrétiennes et juives sont autorisées à devenir esclaves". Le document affirme que le viol d'une femme captive est parfaitement acceptable, même pour les hommes mariés, et cite un passage du Coran à l'appui: "Allah récompense les musulmans qui sont chastes avec leurs femmes et ce qu'ils possèdent". Le guide de Daech affirme que "ce qu'ils possèdent" est une référence aux femmes capturées et mises en esclavage.

Un des passages du texte explique que "les filles vierges peuvent être violées immédiatement après avoir été achetées par leur propriétaire. Celles qui ont déjà eu des rapports sexuels doivent avoir leur utérus 'purifié' en premier". Une autre ligne précise également qu'"il est légal d'avoir des relations sexuelles avec une enfant prépubère", sans pour autant expliquer les raisons qui le justifient.

On estime à près de 5000 le nombre de femmes et d'enfants enlevés et détenus comme esclaves sexuels dans les régions de Syrie et d'Irak contrôlées par Daech. La grande majorité des captifs sont membres de la religion yézidie et ont été enlevés pendant le massacre du mont Sindjar au début du mois d'août. Daech a, cet automne, justifié dans son magazine en ligne Dabiq la mise en esclavage des yézidies. Les hommes et les garçons yézidis, eux, ont pour obligation de se convertir à l'islam, sans quoi ils sont tués.

Peu avant la publication de ce guide, un précédent document avait été distribué, indiquant "la liste des prix" pour se procurer une esclave sexuelle. Selon ce document, il faut débourser l'équivalent de 34 euros pour avoir une femme yézidie ou chrétienne âgée de 40 à 50 ans. Plus terrifiant, pour avoir un enfant de 1 à 9 ans, cela coûte quatre fois plus cher. Et si la femme est belle et a des yeux bleus, le tarif augmente...

La femme, outil de propagande ou esclave pour l’Etat Islamique

Des règles commerciales strictes

Le guide de Daech dépeint les femmes comme une marchandise susceptible de commerce entre hommes, mais il fixe des règles strictes sur la propriété de la prisonnière. "Vous pouvez acheter et vendre ou donner les épouses captives à qui l'aurait mérité", dit-il. Seulement cela impose deux contraintes: "Vous ne pouvez pas séparer une mère d'une fille, à moins qu'elle ne soit déjà mûre" et "vous ne pouvez pas vendre une femme enceinte de son maître". Daech a prévu la copropriété. L'organisation terroriste permet qu'une femme soit "propriété" de plusieurs hommes qui se mettront d'accord quant à "son utilisation" et qu'un homme ait plusieurs prisonnières. Mais affirme Daech, une prisonnière "ne pourra pas avoir de relations sexuelles avec plusieurs à la fois". Daech se pare de "principes moraux": s'il est possible de battre les prisonnières comme mesure disciplinaire, "il est interdit de les frapper uniquement pour des fins agréables ou de torture" et il est interdit de frapper au visage. Peut-être pour préserver la marchandise...

La possibilité que les femmes fuient leurs "propriétaires" est évoquée. "C'est l'un des péchés les plus graves", dit le petit guide, notant que si le Coran n'établit pas une punition spécifique, "elles doivent être punies pour dissuader les autres de s'échapper". Certaines jeunes femmes ont réussi à échapper à l'emprise de leurs ravisseurs. Le récit de leur captivité permet de vraiment prendre conscience de cette épouvantable réalité.

Les questions d'héritage sont également prévues. Daech va jusqu'à réglementer la succession "mortis causa". "Si un homme meurt, ses prisonnières sont distribuées selon les droits de succession". Précision importante: "si le parent ou les enfants du défunt avaient des relations sexuelles avec elle, l'héritier ne pourra l'utiliser que comme servante"

La femme, outil de propagande ou esclave pour l’Etat Islamique

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albert tezo 24/07/2015 06:46

pourquoi rendre une femme un jouet? vous savez, il est facile de maltraité un être, mais parce qu'on ne sait pas la gravité et la souffrance qu'endure l'autre. ces hommes ont été mis au monde par qui, et pour quelle raison la femme doit continuer à subir? Dans mon Eglise, un matin, le predicateur du jour a eu nous lire dans la bible le comportement d'un roi. ce dernier avait l'habitude qu'à chaque guerre, d'autres rois qu'il arrêtait, il devais le couper les doigts et en suite leurs dire de manger avec les mains, mais un jour le Seigneur a eu à lui faire sentir la gravité de ses actes. ce roi fut aussi arrêter et la partie adverse, exige qu'il soit fait aussi demain et en suite ce roi pleura en disant: c'est comme ça que ces autres rois santaient? ... ayons un cœur pour les autres en sachant si s'était nous. merci à bientôt