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Publié par Bob Woodward

L'armée, pourvoyeuse de jihadistes?

Une dizaine d’anciens militaires français sont aujourd’hui au combat sous une bannière jihadiste en Syrie en Irak. Jean-Yves Le Drian a confirmé cette information et parle de cas «extrêmement rares».

Une dizaine d’anciens militaires français sont aujourd’hui au combat sous une bannière jihadiste en Syrie et en Irak et la plupart combattent actuellement dans les rangs du groupe Etat islamique. L’un d’eux a d’ailleurs mis ses compétences militaires acquises sous le drapeau français au service d’un encadrement de jeunes jihadistes français. Il est en effet actuellement émir d’un groupe de Français dans la région de Deir Ezzor où il commande un groupe d’une dizaine de combattants français qu’il a formé au combat.

D’autres sont experts en explosifs, il s’agit de jeunes d’une vingtaine d’années. Certains sont convertis, d’autres issus de culture arabo-musulmane. Et parmi eux, il y a des anciens de la Légion étrangère ou d’anciens parachutistes. Certains de ces jihadistes ont eux-mêmes annoncé être d’anciens soldats français sur les réseaux sociaux. L'armée a confirmé l’existence de ces cas « très rares » au sein de l’armée. La Belgique est également touchée par ce processus de radicalisation dans les armées.

L'armée, pourvoyeuse de jihadistes?

La Belgique également touchée

Dans une vidéo de l'État islamique diffusée dimanche dernier, deux hommes ont menacé Bruxelles et Paris d'attentats. Il s'agirait de deux Belges, Redouane Hajaoui, un Verviétois de 22 ans, parti en janvier 2014 pour la Syrie, et Lotfi Aoumeur. Ce second individu aurait, selon la RTBF, intégré la marine belge comme ambulancier le 31 mai 2010.

Selon un ex-collègue, qui a préféré garder l'anonymat, Lotfi Aoumeur aurait suivi une formation "lecture de carte, montage d'arme, s'en servir, et tout ce qui s'ensuit", a-t-il précisé à la RTBF.

Avant d'être accepté dans l'armée, et avoir réussi avec brio ses tests physiques et psychiques, Lotfi Aoumeur avait entamé des études de médecine à l'université de Liège.

Lotfi Aoumeur, le djihadiste verviétois qui a menacé Bruxelles et Paris d'attentats dans une vidéo avait suivi une formation militaire en Belgique. Aujourd'hui, l'armée belge compterait une dizaine d'extrémistes.

La radicalisation n'interviendrait pas seulement après le service militaire, mais également pendant la formation en Belgique. Interrogés par le journal De Morgen, les services de renseignement affirment qu'un certain nombre de djihadistes belges ont opté pour une carrière militaire. Le problème s'est déjà posé aux Pays-Bas où trois ex-militaires ont rejoint la Syrie. On a pu voir l'un d'eux dans un reportage vêtu d'un uniforme néerlandais en train de former d'autres djihadistes. Une dizaine d'ex-militaires français combattraient également aux côtés de l'État islamique.

Fin 2012, un rapport avait déjà fait état de la présence d'une dizaine de soldats aux convictions salafistes. Le ministère de la Défense n'avait pas dévoilé leur identité, mais avait affirmé qu'ils étaient surveillés par le Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS). Aujourd'hui, ces soldats sont toujours dans l'armée. "Ils sont surveillés étroitement. Si on découvre des faits contraires à la loyauté militaire ou aux valeurs démocratiques, on intervient. Cela peut même entraîner un licenciement" déclare Ingrid Baeck, la porte-parole de la Défense, au journal De Morgen. Cependant, l'armée n'a pas le droit de licencier les extrémistes tant qu'il n'y a pas de faits avérés. "Un soldat qui fume un joint court plus de risques d'être licencié de l'armée qu'un soldat qui est membre de Blood&Honour ou un militaire dont le but est de mener le djihad en Somalie" avait déclaré Dirk Deboodt de la CGSP Défense en janvier 2013.

L'armée, pourvoyeuse de jihadistes?

Lotfi Aoumeur, 24 ans, a fait partie de l'armée belge, avons nous appris ce mardi soir de source sûre. Il y a été recruté le 31 mai 2010 comme ambulancier dans la marine.

La violence des propos tenus par Lotfi dans cette vidéo de propagande, choque ceux qui l'ont connu. L'homme avait brillamment réussi ses tests physiques et psychiques, avec des résultats au-delà de la moyenne. Il a notamment suivi une formation de base à l'armée, "lecture de carte, montage d'arme, s'en servir, et tout ce qui s'ensuit", précise une source anonyme. Précédemment il avait entamé des études de médecine à l'université de Liège. Selon un témoignage de sa famille, recueilli par le groupe Sudpresse, Lotfi Aoumeur aurait quitté la Belgique pour l'Algérie il y a un an avant de rejoindre la Syrie.

On ignore comment il s'est radicalisé, mais l'on sait qu'il avait réussi à convaincre son épouse à le rejoindre en Syrie avec leur bébé il y a un an. Le voyage a été interrompu de justesse aux frontières de l'espace Schengen.

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anonyme 25/02/2015 22:24

L'Europe forme ses propres meurtriers. Le choix entre Pôle Emploi et la caserne? Parfois on en vient à comprendre ces gamins qui partent pour vivre une aventure, un nouvel "eldorado"...