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Publié par Bob Woodward

Alors que la situation semble enfin plus claire pour le Syriens et que la paix s’entrevoie enfin à l’horizon, il est certain que le peuple fera le bilan politique.

Bachar Al Assad, héros du peuple et résistant face à tous les plans machiavéliques de certaines diplomaties, peut compter sur le bout des doigts ceux qui ont plaidé pour la paix durant les heures les plus durs pour son pays.

En effet, les défections et la trahison du régime ont eu raison de tous ses plus proches collaborateurs. Ces derniers comptant sur les promesses de nombreux services de renseignement étrangers payant à coup de dollars tous ces pseudo-rebelles, qui sont depuis abandonnés les uns après les autres par les chancelleries étrangères….Fini les hôtels de luxe et les gardes du corps payés par nos impôts…

 

Un seul, néanmoins et pas des moins importants a toujours refusé de se laisser manipuler ou de céder à la tentation du pouvoir. Ayant toujours plaidé pour une transition démocratique graduée en Syrie. Il s’agit bien sûr de Rifaat Al Assad, ancien vice président syrien et entre autre oncle du président Bachar. Rifaat Al Assad, président du parti politique «  The United Nationals Democratic Alliance (UNDA) »a payé le prix fort de son refus de s’allier au Qatar et à l’axe franco américano britannique. Présenté par les médias comme un ex dictateur sanguinaire et vivant dans le luxe, les médias ont vite tenté soit de l’assimiler au régime ou bien de le présenter comme un mauvais opposant. Allant même à déclencher tout d’un coup après plus de 20 ans de présence en France une enquête sur la provenance de ses biens. Il est certain que le président  Mitterrand l’ayant fait commandeur de la légion d’honneur savait très bien qui était son ami Rifaat Al assad. En effet, Mitterrand avait décoré son ami pour service rendu à la France et pour son combat envers l’ancien régime de son frère avec lequel il était en conflit ce qui provoqua son exil en France.

Opposant depuis plus de trente ans au régime syrien.

 

En effet, En 1983, leurs relations fraternelles se dégradent davantage quand Rifaat Al Assad refusa que le fils de Hafez, Bassel Al Assad, ne prenne le pouvoir. Rifaat est ensuite évincé de l'armée et envoyé à la tête de l'administration de l'enseignement supérieur. Lorsque le président Hafez tombe malade en 1984, Rifaat contribue à la sécurité du peuple syrien en maintenant l'ordre dans le pays qui, sans personne à sa tête risque de tomber dans une guerre civile. Certains l'accusent d'avoir tenté de prendre le pouvoir. Le président guéri, il décida que son frère devait quitter le pays du fait d'opinions politiques divergentes, ce qu'il fit en 1984.

Il s'établit en France à l'invitation du président François Mitterrand, qui le décore de la Légion d'honneur en 1986, au grade de grand officier pour « services rendus à la nation ». Bien qu'il soit revenu en Syrie pour les funérailles de sa mère en 1992, Rifaat demeure condamné à l'exil et repart en 1998 en France et en Espagne déchu de son titre de vice-président. Cependant, la répression de 1999, qui implique des affrontements armés à Lattaquié, détruit une grande partie de son réseau en Syrie ; plusieurs de ses partisans sont arrêtés et emprisonnés. Ces mesures sont liées à la succession d'Hafez, Rifaat ayant commencé à se repositionner alors que son frère cherchait à éliminer toute concurrence potentielle envers son successeur désigné, son fils Bachar el-Assad.

En France, Rifaat a bruyamment protesté contre la succession de Bachar al-Assad au poste de président. Il a émis l'idée de revenir en Syrie afin d'assumer « ses responsabilités et accomplir la volonté du peuple », faisant la promesse de gouverner avec bienveillance et démocratiquement, avec « la puissance du peuple et l'armée » derrière lui.

Siwar al Assad, le fils de Rifaat, est à la tête d'une chaîne de télévision, Arab News Network (ANN), chaine d'opposition au régime qui fonctionne comme un porte-parole politique pour son père. Rifaat lui-même dirige le parti UNDA « United National Democratic Alliance » (al-Tajammoo al-quawmi`al-democrati al-muwahhad), un parti politique à l'activité très soutenue en Syrie et dans le monde arabe, à toujours prôner la paix et une transition démocratique pacifique.

L'UNDA une opposition modéré et démocratique fasse aux opposants mensualisés de l’occident

 

Rifaat Al-Assad est une vieille connaissance pour les autorités russes. En 1984, il avait déjà séjourné séjourné quelques mois à Moscou, à l'époque où le pouvoir soviétique tentait de réconcilier les deux frères. Après de nombreuses réunions avec Mikhaïl Bogdanov à Genève sur l’avenir de la Russie.

Rifaat Al Assad explique qu’il ne cherche pas le pouvoir mais cherche plutôt à rendre la Syrie plus démocratique, ce qui est loin d’être la volonté des autres « opposants » du régime.

En effet, l’opposition syrienne est soutenue par son « représentant », Ahmad Jarba, un proche du chef du renseignement saoudien, Bandar Sultan, d'ailleurs imposé par ce dernier. Jarba est natif de Ghameshli et chef de la tribu d'Al Chamr. Pour mémoire, cet homme d'affaires a été accusé dans les années 90 à trois reprises de trafic de stupéfiants au Liban, en Syrie, en Jordanie ainsi que dans plusieurs pays du Golfe persique, dont l'Arabie Saoudite. Jarba représente ainsi beaucoup plus les USA, comme pion soumis aux sunnites et par la France comme potentiel candidat à la présidence plus malléable que le président actuel, ainsi que le Qatar, mais surtout l’Arabie Saoudite. Imaginons un instant un tel individu à la tête de la Syrie, inconnu par les Syriens et n’ayant aucun militant en Syrie…

Faire du légitime un illégitime.

 

Quant à Riffat, afin de le discréditer, il a fallu trouver dans son passé de quoi le discréditer afin de le sortir rapidement comme véritable opposant historique avec la fameuse bataille de Hama rebaptisée massacre de Hama. Le « massacre de Hama » symbolise l'opposition historique et sanglante en Syrie entre les Frères musulmans et le parti Baas, dominé par le clan alaouite des Assad. A partir du milieu des années 1970, les Frères musulmans tentent de déstabiliser le régime à force d'opérations terroristes, mais se heurtent aux militaires du régime. Le 2 février 1982, les Frères musulmans sont affaiblis mais tentent une opération de la dernière chance à Hama, ville majoritairement sunnite et l'un de leurs bastions. Après s'être attaqué à des milliers de locaux (les bilans dénombrent entre 1200 et 2200 morts), les Frères déclarent Hama "ville libérée". Les témoins décriront des scènes de viols, des exécutions sommaires dans des stades.

 

DE LA VILLE "LIBÉRÉE" À LA VILLE ASSIÉGÉE

Mais la réponse du gouvernement ne se fait pas attendre : Hafez Al-Assad mobilise 12 000 hommes – les forces de défense dirigées par Rifaat Al-Assad, le frère du président, les unités d'élite, qui encerclent la ville. Pendant quatre semaines, la ville est en état de siège. Les deux tiers de la ville sont détruits. Pratiquement aucune famille de Hama n'est épargnée par la tuerie des Frères musulmans.

La bataille de Hama signe l'échec des actions terroristes des Frères musulmans en Syrie.

Mais dans nos médias à la solde de certaines chancelleries, ces faits ont été tronqués, déformés et voire même sortis de leur contexte. Néanmoins un rapport de la DIA rappelle les faits et la réalité des événements désavouant la tentative de manipulation sur Rifaat Al Assad.

Quand l’armée israélienne donne l’assaut à des terroristes en massacrant femmes et enfants nos médias parlent de légitime défense ; mais quand ces mêmes faits sont réalisés à Hama sur des terroristes armés, cela devient le massacre de Hama…Les estimations sont exagérées mais certainement autour de deux mille morts incluant sept cents combattants (dont les deux tiers étaient des Frères musulmans), cinq cents civils, et des combattants étrangers qui ont combattu auprès des Frères musulmans, d'après les documents de l'agence de renseignement américaine Department Intelligence Agency (DIA):http://www.foreignpolicy.com/files/fp_uploaded_documents/DIA-Syria-MuslimBrotherhoodPressureIntensifies.pdf

Un Al Assad au cœur de l’avenir

Siwar Al assad, le pont vers l’occident

S’inscrivant dans la lignée politique de son père Rifaat Al Assad, Siwar Al Assad est l’atout majeur de l’occident. Formé par son père à la politique étrangère, cet homme connu pour ses talents d’écrivain et d’homme d’affaires peut à travers le rôle qu’il à joué dans l’ombre avec les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et les Russes, devenir la pierre de rosette pour la Syrie.

En effet, son calme et son sérieux ont toujours été remarqués par les alliés du régime et par les gouvernements occidentaux. Proche du peuple syrien qu’il soutient à travers des actions humanitaires et prônant une Syrie plus démocratique, il est selon beaucoup d’observateurs un des acteurs majeurs de la Syrie de demain.

Déterminé à apporter une paix durable en Syrie et protecteur des minorités, son engagement au sein de l’UNDA au côté de son père a pour beaucoup aidé la Syrie à travers la recherche d’une solution de sortie de crise.

Un Al Assad au cœur de l’avenir
Un Al Assad au cœur de l’avenir

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