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Publié par MARC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les principaux chantiers entamés dès 2013 sont bien évidemment la réforme des rythmes scolaires qui ont cristallisé beaucoup de mécontentements, mais aussi la question de la formation des professeurs, et la rénovation du collège.

Pour la question des rythmes scolaires, la ligne de fracture tient au fait que les enfants sont confiés à des animateurs recrutés on ne sait trop comment et que ces derniers investissent les lieux de l’école pour y faire parfois des choses très bien, mais d’autres fois des choses beaucoup plus discutables.

Pour la formation des professeurs, les jeunes enseignants recrutés n’avaient quasiment plus de formation suite à la décision de Nicolas Sarkozy de faire disparaître les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres) qui lui semblaient inutiles et coûteux. Vincent Peillon a remis en place des centres de formation qu’il a appelé les ESPE (Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation). Malheureusement, ces nouvelles structures ressemblent comme deux gouttes d’eau aux anciens IUFM avec les mêmes dérives: formation idéologique, déconnectée de la réalité du terrain, et des stagiaires qui ont le sentiment de perdre leur temps. Souvent les professeurs recrutés pour former les nouveaux enseignants ne se sentent plus aptes à enseigner devant les élèves...

 

 

Fin des lettres classiques?

Pour le collège, l'enseignement du latin et du grec sont menacés. L'enseignement des lettres classiques est devenu de plus en plus rare à trouver au sein des établissements scolaires. Mais comment se construire une base de culture générale sans cet enseignement? Comment comprendre les faits religieux sans cet enseignement classique (http://decryptnewsonline.over-blog.com/2014/08/enseigner-le-fait-religieux-est-il-possible.html#comments) ?

Des grands chantiers?

Les grandes réformes de l'école semblent souvent bloquées à cause du statut des enseignants qui date de 1950. Faut-il le réformer en profondeur pour pouvoir enfin lancer les grands chantiers ?

Vincent Peillon a effectivement modifié ce décret. Il n’a pas touché cependant aux heures hebdomadaires – point essentiel mais litigieux - que doivent effectuer les enseignants (18h pour les certifiés et 15 pour les agrégés). Il y aura cependant la reconnaissance de nouvelles missions, et une pondération horaire pour les enseignants dans les établissements les plus difficiles. Le ministère en son temps a bien réussi à faire le collège unique ou à réformer les voies du lycée sans toucher au statut de 1950. La volonté politique est-elle là pour effectuer des grandes réformes alors que la volonté affichée par Benoit Hamon, ministre de l'Education nationale, semble être de retrouver le calme au sein de ce ministère après une fin de règne de Vincent Peillon quelque peu agitée.

Les réformes sont difficiles à mener quand il n’y a pas d’argent à proposer. A partir du moment où les professeurs risquent de voir des possibles dégradations, il y a immédiatement le retour de bâton de la part des enseignants, comme on l’a vu dans le primaire lors de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, ou dans les classes préparatoires lorsque l’on a voulu revoir les rémunérations. On ne peut pas aller sur ce terrain si l’on veut avoir tout le monde de son côté pour mener de vraies réformes de fond. Benoit Hamon aura-t-il le courage et la volonté de se lancer dans de telles réformes au risque de voir une fronde enseignante se créer à moins de trois ans de la future élection présidentielle? N'est-ce pas déjà trop tard?

On réforme ou non?

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