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Publié par JEA

 

N’avons-nous pas de mémoire ? Comment sommes-nous (le gouvernement) arrivés à pouvoir croire que le printemps arabe vraiment été un événement spontané et merveilleux. Ce fut en effet un jeu d’échecs entre deux superpuissances, avec beaucoup d’intervenants…

Les médias ne nous ont pas beaucoup aidés dans la compréhension de tout cela, c’est vrai… mais en avaient-ils vraiment le choix ? Les journalistes sont en effet passifs par manque de moyens ou bien souvent de formation, devenant alors de simples vecteurs d’informations officielles que certaines officines cherchent à rendre réelles… Mais cela est une autre histoire, nous y reviendrons ultérieurement…

 

Il s’agit donc d’une partie d’échecs entre deux puissances, les États-Unis et la Russie. Tu me bloques en Syrie et je te bloque en Ukraine. Nos diplomaties occidentales étant bien évidemment à la solde d’un des deux camps. Pour les experts, tout ceci relève d’un secret de polichinelle, mais pour la masse populaire, c’est un roman inextricable qui se déroule de surcroît sur plusieurs saisons... Un combat du Bien contre le Mal… Avec du suspense, de la tristesse, des intrigues et de la joie, mais surtout avec beaucoup de morts…

 

Manipuler l'opinion internationale

 

Tout ceci n’est en réalité qu’une nouvelle guerre dans un contexte de ressources énergétiques et de positionnement géostratégique.

Pour faire simple, les États-Unis souhaitent faire transiter le gaz en Europe à travers les pays du Golfe (dont la Syrie...) pour faire perdre aux Russes le monopole de la vente en Europe, et ainsi faire s'écrouler leur économie (-30 % sur le PIB russe évoqués...)

Le reste n’est que jeu de dupe : faire valoir les droits de l'homme et la démocratie (dans des pays qui étaient jusque-là de très bons partenaires) et manipuler l'opinion internationale en vendant des « printemps arabes » qui n'ont de printemps arabes que le nom (il s'agit plutôt d'hivers islamistes...)

Pour cela, il suffit d'accroître les tensions séculaires entre chiites et sunnites, ces derniers devenant alors les idiots utiles de l'Oncle Sam.

Ainsi, Kadhafi n’était pas encore mort que le Qatar vendait déjà le pétrole libyen aux pays ayant participé à la razzia en Libye.

Ne perdons pas de vue, que la Russie est, selon Hollywood, l’axe du Mal à l'état pur et que les États-Unis sont l’axe du bien. Si l'industrie cinématographique nous le confirme, l'analyse géostratégique est donc solide. Nos experts en relations internationales sont devenus des experts en cinéma afin de nous expliquer le déroulement du film.

 

Néanmoins, force est de constater que la partie d'échecs ne se déroule pas sans accrocs...

 

Les communicants commencent à avoir du mal à nous vendre le soutien occidental à des opposants rebelles syriens qui n’ont rien de syrien et qui ont massacré et violé tout ce qui se présentait devant eux, à commencer par les Chrétiens d'Orient.

 

Episode II : il faut maintenant venir en aide aux Chrétiens kurdes….

 

Oui, les djihadistes et terroristes venus en Syrie sont maintenant passés en Irak avec comme objectif l’Arabie saoudite dont la Mecque deviendrait alors la future capitale de ce nouvel État Islamique. Bref, urgence signalée !!!!!

Il est évident qu’Obama doit se manger les doigts, je l’entends déjà passer un savon à ses conseillers et au directeur de la CIA : « c’est quoi cette histoire, les mecs qu’on a envoyés , entraînés et financés se retournent contre nous et vont même jusqu’à se taper mes stations-services locales... Fuck ! »

 

Mais la France n’est pas en reste... Depuis la mort de Paul Jean-Ortiz, conseiller diplomatique et sherpa du Président, ingénieur du plan rebelle en Syrie, le ministre des Affaires étranges à encore probablement dû vendre une de ses œuvres d’art pour se faire pardonner par le Président. Je l’entends aussi s’expliquer : « vous savez, Monsieur le président, les Américains sont formels, c’était prévu tout ce qui arrive enfin presque... Nous allons maintenant vous faire gagner les élections en vous offrant un rôle de leader politique sur la scène européenne en tant que sauveur des Chrétiens d'Orient. Bachar va aussi enfin comprendre son intérêt à nous reparler… »

 

Mais au final, comment comprendre cette stratégie qui ne préserve absolument pas les intérêts de la France ?

 

Bien évidemment, rien n’est jamais perdu. Maintenant que nous avons participé en tête à ce plan foireux en Syrie, nous sommes capables d’aller dire à Bachar que tout est rentré dans l’ordre et que nous sommes les meilleurs amis... Oui, Monsieur le président, nous vous avons menacé de frappes ; oui, nous avons menti en vous imputant des massacres chimiques ; oui, nous avons dit que vous ne méritiez pas de vivre ; oui, nous avons financé et entraîné quelques djihadistes, mais finalement, nous n'en avons jamais été vraiment très proches... Maintenant, pour la reconstruction, ne pensez-vous pas que nous pourrions postuler sur le marché de 400 milliards... Nous avons beaucoup de PME pro-syriennes...

Ainsi, d’après des sources proches du dossier, la présidence envoie chaque jour des émissaires afin de renouer le dialogue pour sortir de cette ornière économico-diplomatique.

 

Gauche ou droite, lorsque nos politiques sont aux commandes ; ils deviennent bêtes, sourds et muets, surtout quand l’oncle Sam cherche à sous-traiter ses guerres secrètes.

 

Je ne préjuge pas de l'avenir, mais, il est fort probable que, comme en Libye ou encore en Irak, nous soyons une fois de plus les cocus de l'histoire...

Les éternels cocus...

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